Société

INFO FB 107.1 | Attentats de Paris : des exercices "santé" organisés partout en France dès le mois de février

Par Fanny Lechevestrier, France Bleu Paris Région et France Bleu mercredi 20 janvier 2016 à 12:33

Intervention des secours lors des attentats du 13 novembre, à Paris
Intervention des secours lors des attentats du 13 novembre, à Paris © Maxppp

Peut-on améliorer l'intervention des secours et la prise en charge des victimes des attentats ? Un retour d'expérience s'est déroulé ce mercredi matin, au ministère de la Santé. La ministre Marisol Touraine a annoncé plusieurs mesures dont l'organisation d'exercices santé dès le mois prochain.

Comment les secours ont fonctionné le 13 novembre, à Paris? Y--a-t-il eu des failles? des choses à améliorer en vue d'une prochaine attaque terroriste? Un retour d'expérience était organisé ce mercredi, au ministère de la Santé, en présence des représentants des victimes des attentats et des professionnels de santé. La ministre de la Santé Marisol Touraine a annoncé plusieurs mesures pour mieux prendre en charge les victimes et leurs familles mais aussi mieux préparer les services et les professionnels de santé aux attaques terroristes "d'une ampleur sans précédent" avec notamment des exercices qui vont se multiplier dès le mois de février, des exercices au niveau national mais aussi régional. La ministre qui a également précisé que plus deux mois après les attentats, 41 personnes restaient hospitalisées dont une encore en réanimation.

"La mobilisation n'a connu aucune faille, aucun relâchement"

Dans son discours prononcé devant les professionnels de santé et les représentants des victimes, Marisol Touraine a tout d'abord souligné que la mobilisation n'avait "connu aucune faille, aucun relâchement" le 13 novembre avec l'activation immédiate des plans blancs et plus de 600 personnes prises en charges dont 400 victimes hospitalisées. Plus de 5.000 personnes ont également pu être accompagnées dans les semaines qui ont suivi les attentats, selon la ministre.

Actualisation du "plan blanc" pour faire face aux attaques terroristes par armes de guerre

Mais "aucune brèche, aucune faille ne doit être laissée à la barbarie". Des pistes pour améliorer le système de santé et de secours pour faire face aux menaces terroristes et notamment aux attentats collectifs utilisant des armes de guerre ont donc été avancées. Pour cela, la ministre de la Santé annonce notamment ce mercredi que "l'ensemble des hôpitaux devront actualiser leur dispositif plan blanc en anticipant l'accueil massif des blessés par armes de guerre" : le principe du "damage control" doit être intégré. Le Centre National de l'Urgence hospitalière et le Service Santé des Armées sont chargés d'élaborer un dispositif de formation spécifique des professionnels de santé.

Amplification des exercices préparatoires partout en France

Objectif : anticiper les prochaines attaques terroristes et ce, sur toute la France. La ministre de la Santé annonce, dès le mois de février, "un exercice santé" pour tester la chaîne de commandement et le caractère opérationnel des plans blancs. Des exercices régionaux vont également avoir lieu entre les mois de mars et mai 2016, des exercices thématisés comme sur une attaque chimique, attaque de train,...Enfin, autre annonce dans ce cadre : Dès le mois prochain, un exercice commun avec tous les ministères concernés doit avoir lieu le 17 mars prochain, à Nîmes, a précisé Marisol Touraine.

Renforcement de l'accompagnement des victimes et de leurs familles

Marisol Touraine a par ailleurs annoncé au cours de ce retour d'expérience des pistes d'amélioration pour l'identification des victimes et l'accueil des familles : "les professionnels de santé me l'ont dit, ils ont parfois été démunis face à des familles inquiètes, traumatisées et cherchant à obtenir des réponses". A l'avenir, un système d'information unique et commun doit voir le jour pour permettre le suivi des victimes des victimes dans les établissements : "les nouvelles technologies vont nous permettre d'adopter rapidement un tel système". "L'accompagnement des victimes et de leurs familles "doit être renforcée dans la durée tout au long du parcours de soins.