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Société

Attentats de Paris | ITW Philippe Juvin : "Ce qui est le plus frappant, c'est le silence absolu"

lundi 16 novembre 2015 à 8:35 Par Fanny Lechevestrier, France Bleu Paris et France Bleu

Depuis vendredi soir, il est mobilisé pour accueillir, soigner les très nombreux blessés des fusillades survenues vendredi soir, à Paris. Philippe Juvin, chef de service des urgences de l'hôpital Georges Pompidou, est revenu ce lundi matin sur ces trois jours en enfer, "du jamais vu en France".

Les urgences de l'hôpital Georges Pompidou, mobilisés pour le plan blanc
Les urgences de l'hôpital Georges Pompidou, mobilisés pour le plan blanc © Maxppp

Paris, France

Comment les médecins, les urgences travaillent depuis vendredi soir? Comment vivent-ils cette situation inédite? Comment les hopitaux font face à cette affluence inédite de blessés après les attentats survenus vendredi soir, à Paris? Philippe Juvin, chef de service des urgences de l'hôpital Georges Pompidou, à Paris, était ce lundi matin l'invité de France Bleu 107.1

"Encore quelques dizaines de patients reçoivent des soins pour maintenir leur vie"

Alors que le bilan ne cesse de s'alourdir - il est ce lundi matin d'au moins 129 morts et 352 blessés - les hôpitaux, les services des urgences continuent de soigner, de tenter de sauver des vies. "Le bilan évolue en permanence. Hier soir, il y avait encore quelques dizaines de patients qui étaient dans les services de réanimations c'est à dire qu'elles devaient encore recevoir des soins capables de maintenir leur vie. Dans l'hôpital dans lequel je travaille (l'hôpital Georges Pompidou), 4 à 5 personnes sont encore en réanimation" a expliqué ce lundi matin Philippe Juvin, qui arrivait tout juste de l'hôpital. 

"Ce qui est le plus frappant, c'est le silence absolu"

Et le chef de service des urgences de l'hôpital Georges Pompidou de revenir sur le dispositif mis en place dès vendredi soir avec le plan blanc : "Nous avons l'habitude de voir des blessures par armes à feu. Mais il n'y en a jamais plus d'une ou deux en même temps. Là, la caractéristique, c'est qu'à 2 heures du matin, on a vu arriver 30-40 ambulances arriver d'un coup. Le jamais vu dont tout le monde parle, il est là. (...) Nous étions prêts. Nous étions prêts au plan technique mais c'est une chose d'être prêt sur ce plan, les patients ont été pris en charge rapidement, mais c'en est une autre d'être prêts au plan humain." Philippe Juvin, marqué, très marqué comme toutes les équipes médicales par ce qu'il a vu : "ce qui est frappant, à la différence de ce que l'on imagine dans de mauvaises séries américaines où on imagine que les gens arrivent en criant, c'est tout le contraire. C'est le silence absolu. Personne ne parle." Et à la question de quoi avez-vous besoin aujourd'hui? Philippe Juvin répond : "je crois que quelques uns d'entre nous ont besoin d'être un peu aidé..."

L'intégralité de l'itw de Philippe Juvin au micro FBleu107.1 de Noe Da Silva

Une minute de silence en hommage à toutes les victimes sera rendue ce lundi, à midi, partout en France.