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Attentats de Paris : un hommage a été rendu aux victimes du Stade de France

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Par , , France Bleu Paris, France Bleu
Saint-Denis, Seine-Saint-Denis, France

Près d’un millier de personnes se sont rassemblées jeudi soir à 18h00 devant le Stade de France. Une heure d'hommage aux victimes du vendredi 13 novembre 2015, près de l’endroit où les kamikazes ont actionné leurs ceintures d'explosifs. Des roses blanches ont été accrochées sur les grilles.

Hommage au Stade de France
Hommage au Stade de France © Radio France - Rémi Brancato

Près d’un millier de personnes se sont rassemblées à l’appel de Didier Paillard, le maire communiste de Saint-Denis, devant le Stade de France, jeudi soir à 18h00. Anne Hidalgo, la maire de Paris, Emmanuelle Cosse candidate écologiste à la région et Pierre Laurent candidat Front de gauche étaient présents, aux côtés des habitants, pour rendre hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015. Les personnes rassemblées ont accroché des roses blanches aux grilles du Stade.

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Le rassemblement, qui a duré une heure, a eu lieu devant la porte A du stade, à une centaine de mètres des bars où deux des trois kamikazes ont actionné leurs ceintures d'explosifs, tuant un homme, un chauffeur de car.

"Je n'ai jamais voulu leur céder le terrain"

Ces derniers jours ont été très éprouvants pour les habitants de la commune de Saint-Denis. Après l’attaque terroriste du 13 novembre, ils ont dû vivre mercredi matin l’assaut du Raid contre un groupe terroriste.

Jeudi soir, les habitants de Saint-Denis, présents au rassemblement, sont encore très choqués. Certains comme Isabelle, qui est secrétaire, ne réalise toujours pas "Ici, malgré tout ce qu’on peut entendre, pour moi ,il n’y a rien à craindre et surtout pas les attentats en fait".

D’autres tentent de juguler la peur comme Sakina qui se souvient des actions terroristes qui frappaient son pays d'origine, l’Algérie, il y a une vingtaine d'années. "C’est le même procédé dans leur volonté de faire du mal , de terroriser tout le monde. Justement, durant la décennie noire en Algérie, j’y allais avec mes filles qui étaient petites et je n’ai jamais voulu leur céder le terrain".

Des roses blanches pour les victimes

Ayoub et ses copains sont venus pour accrocher une rose blanche "On aimerait rendre hommage aux victimes même si c’est avec une simple rose. On veut prouver à toutes les victimes qu’on est tous ici pour elles".

"Je pense qu'il faut continuer à vivre"

Sofia travaille dans l’urbanisme, elle habite Saint-Denis. Elle connait des victimes et les lieux des attentats kamikazes. "Je mangeais presque tous les midis dans le bar où le premier kamikaze s’est fait exploser. Une amie était serveuse, ce soir-là, elle a été blessée. Une autre amie qui travaillait aussi et qui était à l’intérieur a tout vu. Je pense à elles maintenant parce que c’est trop difficile pour elles de venir. J’ai une pensée pour elles et pour toutes les victimes". Pour Sofia, c’était très important de participer à ce rassemblement. "Amis, voisins, collègues, tout le monde est là. Je pense qu’il faut continuer à vivre. Malheureusement le danger est présent partout. La division fait le jeu des terrorises et il ne faut pas jouer ce jeu là".

Sofia, une habitante de Saint-Denis.

Beaucoup d’émotion à ce rassemblement donc, surtout quand, spontanément, la foule entame la Marseillaise. Pour le maire de Saint-Denis, Didier Paillard, ce rassemblement est aussi une façon de défendre la jeunesse métissée dans sa ville. "Nos enfants vont dans les mêmes écoles, on fait les mêmes rêves d’avenir pour eux et donc on a besoin de construire la société locale ensemble. Ça nous permet, ensemble ,de ne pas avoir peur".

Jeudi soir, le rassemblement était placé sous haute surveillance, avec environ une quinzaine de cars de CRS, postés en protection, tout près de la foule. Les rassemblements sont toujours interdits en Île-de-France, en raison de l'état d'urgence mais la préfecture tolère les hommages aux victimes sur les lieux des attentats.

Rémi Brancato a assisté à cet hommage aux victimes, au Stade de France.

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