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Société

Attentats du 13 novembre : le combat de Sophie Dias contre l'oubli

lundi 13 novembre 2017 à 7:03 Par Sophie Constanzer, France Bleu Champagne-Ardenne

Alors que le chef de l'Etat rend hommage ce lundi aux victimes des attentats du 13 novembre 2015, Sophie Dias raconte son combat pour que l'on oublie pas son père. Le marnais Manuel Dias est la seule victime de l'attaque au Stade de France.

L'hommage devant la plaque en mémoire de Manuel Dias au Stade de France en novembre 2016.
L'hommage devant la plaque en mémoire de Manuel Dias au Stade de France en novembre 2016. © Maxppp - Denis Allard

Reims, France

Si le président de la République Emmanuel Macron se rend ce lundi sur tous les lieux des attaques du 13 novembre 2015 pour rendre hommage aux victimes, sa venue au stade de France était loin d'être gagnée d'avance.

Or c'est aux abords du stade de France que le marnais Manuel Dias a trouvé la mort après qu'un kamikaze se fasse explosé près de lui : cet habitant de Cormontreuil est l'unique victime de l'attaque du Stade de France.

"Pour avoir la confirmation de la présence du président Macron sur le site du stade de France, j'ai du faire des pieds et des mains avec la mairie de Saint-Denis, le député de Saint-Denis... sa présence n'était pas prévue sur le site du stade de France", raconte un brin agacée Sophie Dias, la fille de Manuel Dias.

"C'est symbolique, mais c'est plein de petites choses comme ça qui font que 2 ans après, c'est toujours le même combat en fait..." -- Sophie Dias

Deux ans jour pour jour après les attentats, elle a le sentiment de devoir se battre encore pour ne pas faire oublier que Manuel Dias fait partie des 130 victimes des attentats du 13 novembre 2015.

"C'est symbolique, mais c'est plein de petites choses comme ça qui font que 2 ans après, c'est toujours le même combat en fait", précise Sophie Dias, "c'est pour ça que pour moi c'est important d'être présente au sein de l'Association du 13 novembre pour, lors de nos multiples échanges avec le gouvernement ou avec les autorités leur faire savoir que c'est pas que le Bataclan".

Sophie Dias est présente ce lundi au stade de France pour l'hommage à son père.  - Maxppp
Sophie Dias est présente ce lundi au stade de France pour l'hommage à son père. © Maxppp - Denis Allard

Sophie Dias fait partie, depuis sa création, de l'"association 13 novembre: fraternité et vérité" qui aide les blessés mais aussi les familles de victimes des attaques du 13 novembre 2015.

Membre du conseil d'administration de l'association, le travail de Sophie Dias est quotidien : "c'est tous les jours où on s'envoie des mails pour répondre à des demandes précises de personnes qui sont inscrites à l'association, pour répondre à des demandes de rendez-vous avec le ministère...". Le principal interlocuteur est le fonds de garantie des victimes d'actes de terrorisme et d'autres infractions (FGTI).

2 ans après, toujours un combat ?

Un combat du quotidien

Le combat des victimes et des familles de victimes pour faire reconnaître leur préjudice et leur traumatisme est loin d'être terminé. L'avocat rémois Gérard Chemla défend près de 120 personnes, victimes directes et indirectes des attentats de Paris en novembre 2015. Il se bat pour que le Fonds de garantie des victimes d'actes de terrorisme reconnaisse 2 préjudices : le "préjudice d'angoisse" pour ceux qui ont cru mourir, et le préjudice d'"attente".

Interview de Maître Gérard Chemla