Société

Une psychiatre niçoise : "Il y a des jeunes que nous suivons qui m’inquiètent"

Par Sébastien Germain, France Bleu Azur jeudi 15 septembre 2016 à 9:11

Brigitte Juy-Erbibou
Brigitte Juy-Erbibou © Radio France - Sébastien Germain

Le premier centre de déradicalisation ouvre ce jeudi en France en Indre et Loire, à Beaumont-en-Véron. Brigitte Juy-Erbibou est psychanalyste et directrice adjointe de l'association "Entr'Autres". Elle était notre invité ce jeudi à 7h50 sur France Bleu Azur.

Des centres de déradicalisation vont ouvrir dans toute la France. On ne sait pas encore s’il y en aura un dans les Alpes-Maritimes. Les jeunes peuvent refuser d’être traités dans ces centres alors à quoi servent-ils ?

"C’est un volontariat que l’on peut aider. Nous pouvons faire la proposition d’aller dans ce centre, mais si le jeune dit non, il n’y va pas, explique Brigitte Juy-Erbibou. Ce centre est dédié à des profils en capacité de réinsertion. On balbutie encore sur les solutions à apporter à ce problème."

"Certains peuvent de nouveau passer à l’acte."

Le discours de Brigitte Juy-Erbibou est très inquiétant, mais réaliste : "Il y a des intraitables avec des personnes qui ont un vrai mental de djihadiste. Il y a des jeunes qui nous inquiètent à Nice. Certains pourraient encore passer à l’acte après l’attentat du 14 juillet. Nous devons faire un travail d’évaluation du degré de radicalisation. Si il y a un gros risque ce n’est pas nous qui agissons seulement, il y a des services de sécurité."

Brigitte Juy-Erbibou