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Attentats : une alerte au colis suspect tous les deux jours dans les transports en commun Nantais

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Par , France Bleu Loire Océan
Nantes, France

Depuis les attaques de Paris, les alertes aux sacs ou colis suspects se multiplient. Le directeur général de la Sémitan estime qu'il y en a une tous les deux jours. Les démineurs de la région sont débordés.

Jean-Noël Bellavoine, chef du service de déminage de Nantes
Jean-Noël Bellavoine, chef du service de déminage de Nantes © Radio France - Tudi Crequer

Alain Boeswillwald, directeur général de la Semitan

Les alertes à la bombe sont devenues presque quotidiennes dans les rues de Nantes. "On est à une moyenne d'une alerte à la bombe tous les deux jours", explique Alain Boeswillwald, le directeur général de la Sémitan, la société de transports publics de Nantes. "Le nombre de colis oubliés n'a pas augmenté mais la procédure elle s'est renforcée. Systématiquement, et depuis toujours, le chauffeur fait le tour de son bus ou de son tramway. Dans bien des cas, vu le nombre de passagers, on trouve un sac de sport ou un cartable que quelqu'un a oublié."

"Avant le chauffeur ouvrait le sac de piscine pour vérifier, maintenant on appelle les démineurs", Alain Boeswillwald, directeur général de la TAN

"Jusqu'à présent, le conducteur l'envoyait au service des objets oubliés et puis c'est tout. Il savait bien, que si il avait transporté un groupe de jeunes, cela pouvait être un sac abandonné. Il l'ouvrait vérifiait qu'il s'agissait bien d'un sac de sport et l'envoyait au service des objets trouvés. Aujourd'hui, la procédure est beaucoup plus rigoureuse. Tout sac abandonné doit faire l'objet d'une intervention des services de déminages", poursuit le directeur général de la Tan. 

Comme après Charlie : Les démineurs ultra-sollicités 

"C'est vrai que l'on est content quand notre semaine d'astreinte se termine" sourit Jean-Noël Bellavoine, le chef du centre interdépartemental de Nantes. Ils ne sont que 10 démineurs pour couvrir les 5 départements des Pays-de-la-Loire et celui l'Ille-et-Vilaine. Dés le lendemain des attentats du 13 Novembre, le nombre d'alerte a bondi. "Après les attentats de Charlie, on avait reçu beaucoup plus d'appels pendant 15 jours.

"Bien sûr on est content de voir que les français sont plus vigilants mais on pourrait espérer qu'il soit un peu moins tête en l'air. L'autre jour par exemple, on a ouvert un sac oublié dans un bus. Et au final, ce n'était qu'un petit-déjeuner... C'est sûrement embêtant pour lui, mais c'est aussi très embêtant pour nous." Chaque opération mobilisent en moyenne l'équipe de démineurs pendant deux heures. Un périmètre de 100 mètres est installé par la police pour un colis suspect et de 200 mètres pour un véhicule suspect. 

"On peut espérer que les Français soient moins tête en l'air", Jean-Noël Bellavoine, démineur.

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