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Dossier : Coronavirus Covid-19

Au CHU de Bordeaux, le double défi de la canicule et du coronavirus

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Par , France Bleu Gironde

Les différents sites du CHU de Bordeaux se préparent à un été inédit : alors que le coronavirus circule toujours, les personnels hospitaliers vont aussi devoir gérer les épisodes de forte chaleur, auxquels les personnes âgées sont particulièrement vulnérables.

L'EHPAD "Les Jardins de l'Alouette", à Pessac.
L'EHPAD "Les Jardins de l'Alouette", à Pessac. © Radio France - Camille Huppenoire

Les premières grosses chaleurs de l'été devraient arriver cette semaine. Au CHU de Bordeaux, le plan canicule et le plan bleu -pour les Ehpad et les établissements médico-sociaux- ont été présentés ce lundi. Avec "un petit grain de sable, le coronavirus" note le professeur Nathalie Salles, chef du pôle gérontologie clinique. "La perspective canicule et Covid fait un peu peur" poursuit-elle, "d'abord, les équipes soignantes sont fatiguées (...) et des perlées épidémiques de coronavirus peuvent arriver pendant l'été. C'est quelque chose qu'on a à gérer en plus de ce qu'on a déjà à faire." Pour gérer la canicule et les éventuels malades du coronavirus, tous les sites du CHU de Bordeaux se sont organisés.

Si on a un patient avec de la fièvre, que ce soit un coup de chaleur ou le Covid, on va être obligé de l'isoler - Isabelle Faure, médecin aux urgences

Aux urgences, on craint un double flux de patients cet été : d'un côté les malades du coronavirus, de l'autre les personnes victimes d'un coup de chaleur. Problème : les symptômes, surtout la fièvre, se ressemblent. Les urgences devront donc isoler tous ces malades, "ce qui limiter la possibilité d'accéder aux urgences" explique Isabelle Faure, chef du service des urgences à l'hôpital Saint-André. Sur ce site comme sur tous ceux du CHU de Bordeaux, les mesures en vigueur pendant la crise sanitaire sont majoritairement conservées.  

Les EHPAD redoublent de vigilance

A l'EHPAD "Les Jardins de l'Alouette", situé dans l'enceinte de l'hôpital Xavier Arnozan à Pessac, les personnels savent qu'ils seront à nouveau en première ligne. "On est le premier soignant, c'est à nous de repérer si quelque chose ne va pas chez un résident" déclare une cadre de santé. Que ce soit coup de chaleur ou les symptômes du coronavirus. La présence du virus sur le territoire a obligé les services techniques  à vérifier que la climatisation et les ventilateurs ne risquaient pas de propager des particules. Le risque s'est avéré nul, annoncent ce lundi les représentants du CHU.

La principale crainte, c'est de cumuler les clusters Covid-19 et une canicule assez forte. Ce serait très difficile - Yann Bubien, directeur du CHU de Bordeaux

Pour le moment, le CHU de Bordeaux n'a pas besoin de personnels supplémentaires car l'été, certains services sont moins sollicités, précise Yann Bubien. Mais face à la possibilité de cumuler crise du coronavirus et canicule, le directeur du CHU a envisagé "tous les scénarios possibles, pour accompagner une crise, au cas où elle arriverait. Ce qui compte, c'est de prévoir l'avenir, de s'organiser." Des personnels peuvent être mobilisés à tout moment, notamment pour ouvrir des lits en réanimation.

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