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Société DOSSIER : Au cœur de la ZUP de Nîmes Pissevin

Au coeur de la ZUP : être femme à Pissevin

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Par , France Bleu Gard Lozère

France Bleu Gard Lozère donne la parole aux habitants de Pissevin à Nîmes. "Aujourd'hui, les femmes sont capables de faire autant de choses que les hommes", nous confie Radia.

Kheira Ghezali accueille les femmes de Pissevin dans son association "Agir ensemble".
Kheira Ghezali accueille les femmes de Pissevin dans son association "Agir ensemble". © Radio France - Leïla Méchaouri

Pissevin, Nîmes, France

Pissevin, un quartier à l'ouest de Nîmes. A la fois proche géographiquement et très loin des préoccupations du centre. Une ville dans la ville de 13.000 personnes. Des Nîmois à part entière. Pourtant, ces habitants se sentent abandonnés. Enclavés. Très peu d'entre eux croient au projet de réhabilitation de Pissevin. Ils en parlent au micro de France Bleu Gard Lozère, presque de manière fataliste. Malgré tout, ces hommes et ces femmes revendiquent leur lien indéfectible avec ce quartier dans lequel ils ont grandi. 

Elles s'appellent Sarah, Bernadette, Malika ou Claude. On les croise sur le marché, papotant parfois sur un banc. Rarement aux terrasses des cafés. Qui sont-elles ? Quelle est leur histoire ? Comment voient-elles l'avenir ? Ces femmes nous racontent leur vie à Pissevin.

A l'association "Agir ensemble", les femmes se retrouvent chaque semaine. Elles prennent des cours de français, font de la couture ou encore organisent des goûters. Peu importe l'occasion, l'essentiel est de se rassembler, discuter, rire entre amies. 

Parmi elles, Malika, 70 ans. 35 ans de vie à Pissevin. Celle qu'on appelait "la Française" dans sa jeunesse en Algérie nous raconte comment sa vie a évolué au fil des années dans ce quartier. 

"J'ai honte de porter la djellaba en ville" - Malika, 70 ans.

Les femmes de Pissevin organisent régulièrement des goûters ensemble pour discuter des problématiques du quartier. - Radio France
Les femmes de Pissevin organisent régulièrement des goûters ensemble pour discuter des problématiques du quartier. © Radio France - Leïla Méchaouri

La plupart de ces femmes de Pissevin portent un regard acerbe sur l'évolution de leur quartier. Micheline, Bernadette et Claude se retrouvent entre amies "sur leurs bancs" comme elles disent. Elles en ont deux favoris, véritables postes d'observation pour ces retraitées. "On a notre jardin d'été et notre jardin d'hiver, et on fait rigoler tout le monde ici avec ça." Après plus de 50 ans passés à Pissevin, elles en parlent avec nostalgie et fatalisme. 

"On a connu un beau quartier, maintenant il est moins beau".

"Je crois qu'on est abandonnés" - Claude

La jeune génération de femmes de Pissevin semble moins critique vis-à-vis de ce quartier. Sarah, par exemple. A 24 ans, elle a arrêté ses études le temps d'élever sa petite fille. Pissevin est un quartier comme tous les autres pour une jeune femme, estime-t-elle. 

Sarah témoigne de sa vie de jeune femme à Pissevin et du regard porté par les hommes sur les elles.