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Société DOSSIER : Au cœur de la ZUP de Nîmes Pissevin

Au coeur de la ZUP : la vie parallèle de Pissevin

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Par , France Bleu Gard Lozère

France Bleu Gard Lozère donne la parole aux habitants de Pissevin à Nîmes. "Malheureusement, le trafic de drogue est presque rentré dans les mœurs", déplore Rachid.

Le trafic de drogue représente en 10.000 et 15.000 euros chaque jour à Pissevin.
Le trafic de drogue représente en 10.000 et 15.000 euros chaque jour à Pissevin. © Radio France - Leïla Méchaouri

Pissevin, Nîmes, France

Pissevin, un quartier à l'ouest de Nîmes. A la fois proche géographiquement et très loin des préoccupations du centre. Une ville dans la ville de 13.000 personnes. Des Nîmois à part entière. Pourtant, ces habitants se sentent abandonnés. Enclavés. Très peu d'entre eux croient au projet de réhabilitation de Pissevin. Ils en parlent ce matin au micro de France Bleu Gard Lozère, presque de manière fataliste.  Malgré tout, ces hommes et ces femmes revendiquent leur lien indéfectible avec ce quartier dans lequel ils ont grandi.

Impossible de passer à côté quand on se rend à Pissevin : le trafic de drogue est permanent. Des dealers se postent dès le matin dans les recoins de la galerie Wagner. Les clients défilent. Les transactions ne durent que quelques secondes. Les passants les croisent, sans même y prêter attention. 

Le trafic de stupéfiants fait partie du paysage de Pissevin. "Ça ne choque personne, même pas la police", souligne Rachid Sekkar qui habite le quartier depuis toujours. 

Le témoignage de Rachid Sekkar.

Quant aux consommateurs de cannabis, eux non plus ne se cachent pas. 

Entre 250.000 et 300.000 euros par mois

Pissevin, un vrai supermarché de la drogue. La galerie Wagner, ce sont entre 10.000 et 15.000 euros de trafics, et 250 à 300 clients par jour

A la mi-mars, six têtes de réseau ont été mises en examen, dont un mineur, à l'issue d'un gros coup de filet. Les cinq majeurs ont été écroués. 

Les policiers de la sûreté département ont saisi l'équivalent de plus de 250.000 euros : 13,5 kg de cannabis, 1 kg de cocaïne, 8000 euros en liquide, deux armes et deux véhicules. Les résultats d'une enquête longue de 8 mois. 

Selon les estimations, rien que sur cette période, le trafic aurait rapporté entre 250 et 300 mille euros par mois, avec près d'une tonne de cannabis écoulée, soit une valeur de 2 millions d'euros au total.

"L'ordre républicain n'existe pas partout" - Ali Karrim, représentant des commerçants

Pourtant, très rapidement, les dealers ont réinvesti les lieux. Les trafics quotidiens ont repris. Comme si de rien n'était, ou presque.

Le regard d'Ali Karrim, représentant des commerçants de Pissevin.

Que faire ?

Pour aider les jeunes à ne pas tomber dans la délinquance, seuls deux éducateurs de rue son présents à Pissevin. Abderrazak Barakat, de l'association ADPS 30 (association de prévoyance santé), est l'un d'eux. "On n'a pas de baguette magique", explique-t-il. 

Le témoignage d'Abderrazak Barakat, éducateur à Pissevin.