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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Au moins 1 000 gilets jaunes ont défilé dans les rues d'Epernay

dimanche 25 novembre 2018 à 4:08 Par Victorien Willaume, France Bleu Champagne-Ardenne

Au moins 1 000 gilets jaunes ont manifesté dans les rues d'Epernay, ce samedi. Une nouvelle occasion de demander au gouvernement la baisse des taxes sur les carburants, et une hausse de leur pouvoir d'achat.

Parmi les manifestants, des retraités, des salariés, et des personnes au chômage qui veulent en finir avec les fins de mois difficiles.
Parmi les manifestants, des retraités, des salariés, et des personnes au chômage qui veulent en finir avec les fins de mois difficiles. © Radio France - Victorien Willaume

Épernay, France

Pour la 8ème journée consécutive, des gilets jaunes se sont mobilisés ce samedi partout en France, et notamment dans la Marne et les Ardennes. 

C'était le cas par exemple à Epernay, où les gilets jaunes ont troqué les blocages de ronds points au profit d'un défilé dans les rues de la ville. Ils étaient plus de 1 000 personnes à montrer leur désaccord avec la politique du  gouvernement, et à demander des baisses de taxes. Certains manifestaient pour la première fois depuis le début du mouvement. 

Les participants étaient par ailleurs, "pour le fun", invités à accrocher leur slip et leur culotte sur les grilles de l'Hôtel de ville. Les sous-vêtements, c'est "tout ce qu'il nous reste" disaient les manifestants pour plaisanter. 

Maintenant, les vacances c'est tous les deux ou trois ans voire pas du tout - Sabine, salariée d'une usine

Sabine travaille dans une usine, elle pense que les taxes du gouvernement ne sont pas justifiées et que l'argent n'est au final pas utilisé pour la transition écologique : "Avant à la limite je me disais, je travaille et je peux partir une semaine en vacances. Maintenant c'est fini, les vacances c'est tous les deux ou trois ans voire pas du tout.", assure-t-elle.

De nombreux manifestants sont prêts à poursuivre la mobilisation si le gouvernement ne cède pas à certaines attentes. - Radio France
De nombreux manifestants sont prêts à poursuivre la mobilisation si le gouvernement ne cède pas à certaines attentes. © Radio France - Victorien Willaume

Un peu plus loin dans le cortège, Loïc porte ses deux enfants dans les  bras. Il a cinq enfants en tout. Ce père de famille est au chômage, et pour lui les fins de mois sont difficiles à négocier : "Qu'ils nous augmentent un peu les salaires et les pensions parce qu'augmenter les charges c'est bien, mais augmenter les salaires c'est mieux. Et qu'ils payent un peu moins ses ministres.", s'agace-t-il. 

Payer ses facture de chauffage, le prêt pour sa maison, c'est dur, et de plus en plus dur chaque mois pour Gilles. Pourtant lui et sa femme travaillent : "Je suis un peu comme tous ces gens qui sont ici. C'est pour manifester contre toutes ces taxes qu'on nous met tous les ans. Et à la fin de l'année ils parlent d'en remettre, le carburant, le contrôle technique... on en a marre !", expose-t-il.

Les participants étaient invités à accrocher symboliquement leur slip. "La seule chose qu'il nous reste", plaisantaient les manifestants. - Radio France
Les participants étaient invités à accrocher symboliquement leur slip. "La seule chose qu'il nous reste", plaisantaient les manifestants. © Radio France - Victorien Willaume

De nombreux manifestants ont insisté sur le coté pacifiste de la mobilisation. Mais ils sont aussi nombreux à dire que, si le gouvernement ne lâche pas, eux non plus ne lâcheront rien.