Société

Déjà au moins 30 amendes anti-burkini dans les Alpes-Maritimes

Par Sébastien Germain, France Bleu Azur et France Bleu jeudi 25 août 2016 à 6:00

Des policiers municipaux
Des policiers municipaux © Radio France - Sébastien Germain

L'interdiction du burkini arrive ce jeudi au Conseil d'État. Le port du vêtement de bain intégral sur les plages provoque un débat depuis une dizaine de jours en France.

Le Conseil d'État tranche ce jeudi sur la légalité des arrêtés anti-burkini. La Ligue des droits de l'Homme a déposé un recours après un jugement défavorable du tribunal administratif de Nice concernant l'arrêté pris par le maire de Villeneuve-Loubet.

Dans 15 communes des Alpes-Maritimes, des policiers municipaux patrouillent sur les plages pour vérifier que les arrêtés anti-burkini sont bien appliqués.

"Ce métier est très compliqué en ce moment." - Un policier municipal

À Saint-Laurent du Var, deux agents peuvent intervenir à tout moment. Des interventions qui sont souvent délicates selon cet agent municipal qui préfère rester anonyme : "Des fois ça se passe bien, des fois ça se passe mal. Je ne demanderai pas à mes enfants de faire le policier."

Un agent municipal

Pour le moment à Saint-Laurent du Var, comme à Cap d'Ail, Beaulieu-sur-Mer ou Menton, il n’y a pas eu d’amende.

"Ce n’est pas normal qu’on nous demande de partir ?" - Nihed

Nous avons assisté à une intervention : Nihed et sa belle-sœur portent le burkini, leurs enfants jouent sur la plage. Ils ne comprennent pas que les policiers municipaux leur demandent de ne pas mettre de burkini : "Nous ne sommes pas traités comme les autres baigneurs. On nous retire de la liberté. Ce n’est pas normal."

Une intervention sur la plage

La famille a quitté les lieux pour éviter l'amende de 38 euros. À Nice, il y a eu 24 procès verbaux et à Cannes, six.

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