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Au Mont-Saint-Michel, les gilets jaunes de l'ouest dénoncent la réforme des retraites

Mont Saint-Michel, France

Ils sont venus de Normandie, de Bretagne, des Pays de la Loire. Les gilets jaunes du Grand ouest se sont donné rendez-vous dimanche 1er mars pour marcher vers le Mont-Saint-Michel. Ils étaient une centaine, encouragés par le déclenchement de l'article 49-3 pour faire passer la réforme des retraites.

Une centaine de gilets jaunes du grand ouest ont marché jusqu'au Mont-Saint-Michel, dimanche 1er mars.
Une centaine de gilets jaunes du grand ouest ont marché jusqu'au Mont-Saint-Michel, dimanche 1er mars. © Radio France - Mahaut de Butler

"49.3, on n'en veut pas !" Un nouveau slogan est venu s'ajouter aux traditionnels hymnes des gilets jaunes, ce dimanche 1er mars, devant le Mont-Saint-Michel. Il y a un contingent de Manchois, mais d'autres viennent aussi de Laval, Rennes, Nantes... Certains sont restés chez eux pour participer aux manifestations locales contre la réforme des retraites.

C'est le sujet principal des conversations. La veille, le Premier ministre a annoncé que le gouvernement ferait usage de l'article 49 alinéa 3 de la Constitution, ce qui lui permet de faire adopter la réforme des retraites sans vote à l'Assemblée nationale. Alors même s'ils ne sont qu'une centaine, les gilets jaunes de l'Ouest espèrent que ce sera le déclic

Pousser les Français dans la rue

"C'est obligatoire, assure Nicolas, gilet jaune granvillais. Il faut qu'on réagisse." Dodo est plus dubitatif. Les longues semaines de mobilisation contre la réforme ? Cela ne suffit pas selon lui. "Il y aura peut-être un peu plus de monde, c'est sûr... Mais il y en a encore beaucoup qui vont rester bien au chaud sur leur canapé, 'on vous soutient de loin...', ironise-t-il. Ce n'est pas de loin qu'il faut soutenir, il faut être dans la rue. Maintenant."

"A un moment donné, _si les gens ne comprennent pas que ça ne peut plus durer_, il n'y aura pas de sursaut citoyen." Mais Camille, venue de Montauban-de-Bretagne, en Ille-et-Vilaine, espère justement ce sursaut, "pour bloquer cette dictature en marche." Le terme revient dans le discours des gilets jaunes : pour eux, l'usage du fameux article est un acte autoritaire. 

Nathalie place ses espoirs dans la convergence. Elle évoque le "printemps vert-jaune-rouge" à Saint-Lô, un rassemblement de syndicats, d'associations notamment écologistes. "Ça commence petit à petit, mais il va falloir des années. On n'était pas habitués, chacun manifestait dans son coin. Il faut que la convergence arrive, il faut qu'on soit ensemble."

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