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Société

Rejets toxiques à Mourenx : "Aucun problème de santé" répond Sanofi, qui ferme quand même ses portes

lundi 9 juillet 2018 à 19:53 - Mis à jour le mardi 10 juillet 2018 à 8:22 Par Maud Calves, France Bleu Béarn, France Bleu Pays Basque et France Bleu

L'usine de Mourenx aurait rejeté du bromopropane, un composant utilisé dans la fabrication de la Dépakine, à des doses 190.000 fois supérieures au seuil autorisé. Mais ces rejets ne seraient, selon l'usine, pas dangereux pour les riverains. Sanofi ferme tout de même ses portes mardi.

L'usine vient de créer une unité pour stopper ces rejets.
L'usine vient de créer une unité pour stopper ces rejets. © Radio France - Maud Calvès

Mourenx, France

"Il n'y a aucune crainte pour l'ensemble des populations" veut rassurer le directeur industriel de Sanofi Chimie, Francois Capit. Selon un rapport de la Direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement, l'entreprise aurait rejeté dans l'air du bromopropane avec un taux 190.000 fois supérieur à celui du seuil autorisé. La seule usine de France a fabriquer ce médicament a fermé ses portes pour maintenance ce lundi soir. Un revirement de situation puisqu'elle devait le faire ce vendedi, avec déjà une semaine d'avance. Pas de quoi s'inquiéter pour Sanofi, une enquête sanitaire aurait été menée après cette découverte fin 2017, concluant que les taux auxquels sont soumis les riverains et employés de l'usine, ne sont pas supérieurs à ceux autorisé par la réglementation française. Le problème serait donc uniquement à la sortie de la cheminée. Depuis, l'entreprise oeuvre pour mettre en place une unité dédiée à la baisse de ces effluves, opérationnelle depuis quinze jours. Elle restera fermée jusqu'à mi-août. 

Nous avons mis en place un plan d'action qui comprend la mise en place de mesures pour collecter, traiter ces solvants dans une unité en cours de démarrage sur le site depuis 15 jours. Nous comprenons, nous entendons l'émotion et l'inquiétude générée. Nous avons procédé à une étude d'impact sanitaire qui a conclu que les populations, les riverains, les salariés de Sanofi  ne sont pas soumis à des valeurs de rejets supérieurs à ce qui est autorisé par la réglementation française. Il n'y a aucune crainte pour l'ensemble de la population."

François Capit, directeur industriel de Sanofi Chimie

Un composant toxique

La bromopropane est un composant de la dépakine, un médicament utilisé contre l'épilepsie. Mais il est interdit aux femmes enceintes et en âge de procréer car il serait à l'origine de malformations. Selon l'agence du médicament, il aurait déjà fait 30 000 victimes. L'association France Nature Environnement va déposer une plainte cette semaine. Sanofi a été mis en demeure de faire des travaux avant fin juillet.  Une réunion avec les élus et les services de l'Etat est prévue ce mercredi.