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Société

Bricabrac de Mézilles : les cinq commandements du bon chineur

vendredi 10 août 2018 à 17:31 Par Delphine Martin, France Bleu Auxerre

Après les puces d'Aillant, dimanche 5 août, les amateurs de brocantes ont rendez-vous au 42e Bricabrac de Mézilles (Yonne), ce week-end. Des professionnels nous donnent des conseils pour bien chiner.

On trouve de tout au Bricabrac de Mézilles.
On trouve de tout au Bricabrac de Mézilles. © Radio France - Delphine Martin

Mézilles, France

Le Bricabrac de Mézilles, dans l'Yonne, c'est l’un des plus anciens déballages de France. C’est aussi l’un des plus grands de Bourgogne, avec 250 exposants et des milliers de visiteurs attendus, dès samedi matin et jusqu'à dimanche soir. Comme partout, il y a des commerçants plus ou moins scrupuleux. Et comme partout, il faut être vigilant pour éviter de se faire avoir. Voici quelques conseils glanés auprès de deux antiquaires icaunais.

"Aux premières heures du jour, tu te déplaceras"

La première règle, quand on chine, c'est d'arriver tôt. C'est là qu'on déniche les petites pépites. En plus, bien souvent, ça permet d'éviter la foule et la cohue. D’ailleurs, les antiquaires professionnels et les collectionneurs, lorsqu’ils se déplacent pour prospecter, acheter ou échanger, ne s’y trompent pas et arrivent toujours dès potron-minet.

A Mézilles comme à Aillant sur Tholon, autre grand déballage estival dans l'Yonne, les exposant arrivent d'ailleurs dès la veille au soir. Par ailleurs, si vous cherchez quelque chose de précis, renseignez-vous avant de venir, sur les prix et les pièges à éviter.

"Les objets convoités, tu toucheras"

Manipuler l’objet (en ayant pris soin de prévenir le vendeur avant, par courtoisie !) est le meilleur moyen de se faire une idée de ses qualités et de ses défauts. C’est aussi, bien souvent, une façon d’éviter les arnaques. Attention notamment aux copies vendues au prix de l'ancien. 

"Lorsque vous avez un fauteuil, par exemple, les beaux fauteuils dorés qu’on trouve souvent à Mézilles, qui sont soi-disant d’époque, retournez ce fauteuil, appuyez bien sur les coussins, vous verrez qu’ils sont en mousse. Donc ça ne peut pas être un meuble ancien ! Pareil si vous constatez des agrafes en-dessous. Dans ce cas, passez votre chemin, ou alors, il faut que le prix soit vraiment dérisoire", explique cette antiquaire icaunaise. Selon cette professionnelle, la différence de prix entre un fauteuil ancien et une copie récente peut aller du simple au quadruple sur certaines pièces ! Il faut donc être vigilant.

250 exposants sont attendus au  42e Bricabrac de Mézilles. - Radio France
250 exposants sont attendus au 42e Bricabrac de Mézilles. © Radio France - Delphine Martin

"Les vendeurs, tu questionneras"

Si le doute subsiste, Bruno Sevèstre, antiquaire à Ancy-Le-Franc, vous suggère tout simplement d'interroger le vendeur. Sans y aller par quatre chemins : "Posez les bonnes questions, même si elles sont parfois un peu brutales. Est-ce que c’est objet est véritablement ancien ?Est-ce que c’est vraiment de l’argent ? Et puis on voit bien, après, humainement parlant dans la relation, si les réponses nous inspirent confiance ou pas."

Car il faut être réaliste, si on n’y connait rien, on est forcément à la merci de personnes qui ne sont pas toujours honnêtes : "alors il faut faire preuve de psychologie", ajoute l’antiquaire.

"Le prix, tu négocieras"

Ça fait partie du plaisir de chiner : négocier, marchander... Il est important de le faire dans le respect et le calme. Prenez votre temps pour échanger et pour réfléchir. "Ne vous précipitez pas", martèle cette professionnelle icaunaise. 

Son collègue d’Ancy le Franc, lui, veut dédramatiser : "C’est un accord entre adultes consentants. Si vous voyez quelque chose qui vous intéresse, il y a jeu qui s’opère. On emporte l’objet si on est satisfait du prix, il n’y pas de coercition, il n’y a pas de manœuvre ! Il faut être détendu à ce niveau-là ". Autrement dit, pas la peine d'être obsédé par le juste prix, tant qu’on suit son envie et son budget.

"Des informations officielles, tu demanderas"

Si vous avez à faire à des vendeurs professionnels, il y a un certain nombre de documents que vous pouvez demander ou consulter pour être rassurés. N'hésitez pas à demander l'extrait de K Bis, c'est la carte d'identité d'une entreprise. Vous pouvez aussi demander si votre vendeur dispose d’un certificat d'antiquaire délivré par les douanes. C'est souvent un gage de sérieux.