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Avec la chaleur, le port du masque tourne au cauchemar pour les travailleurs lavallois

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Par , France Bleu Mayenne
Laval, France

Avec les fortes chaleurs des derniers jours, le masque est devenu difficile à supporter. De nombreux commerçants, ouvriers, et serveurs lavallois étouffent.

Ce serveur d'un bar de Calais porte le masque même en terrasse
Ce serveur d'un bar de Calais porte le masque même en terrasse © Radio France - Emmanuel Bouin

Sous un soleil de plomb, Patrick coule du béton sur un chantier de la rive droite de Laval. Après plusieurs heures de travail, sous 33 degrés, il décide de baisser son masque sous son menton. "Là, on est en plein soleil...", se plaint l'ouvrier. "On serait à l'ombre, je ne dis pas, mais là en plein soleil, avec la chaleur, c'est invivable !" Son collègue, Franck, a carrément abandonné son masque. "Quand il fait chaud comme ça, c'est impossible de respirer avec. De toute façon si je le mets, c'est sous le nez pour pouvoir respirer un peu mieux, donc ça ne sert à rien, autant en pas le mettre". 

En terrasse, les serveurs suffoquent

Camille, elle, n'a pas vraiment le choix. elle est serveuse au restaurant Le Palatium, dans le centre-ville de Laval. Elle doit donc garder son masque bien vissé sur son nez, pendant toute la durée de son service. "J'ai l'habitude d'être un peu essoufflée vu mon métier", raconte Camille. "Mais là, avec le masque et la chaleur, c'est encore pire. La terrasse est très grande, donc il faut courir partout. C'est encore plus étouffant que d'habitude." La serveuse profite de ses pauses pour s'aérer un peu. Mais même à la fin de la journée, son calvaire continue. "A la fin de mon service, je vais sortir du restaurant, mais pour aller jusqu'à chez moi il faut encore que je porte un masque comme c'est obligatoire dans la rue. Au final, je le porte tout le temps, c'est invivable", se plaint Camille. 

Jusqu'à 50 degrés dans les cuisines

Dans les cuisines aussi, le port du masque est devenu compliqué par ces fortes chaleurs. "Je travaille devant des crêpières à 250 degrés", raconte Hervé, chef et gérant du restaurant Ty Billig, à Laval.  "Donc quand en plus il fait chaud comme ça dehors, on arrive vite à 50 degrés dans les cuisines. De temps en temps, je vais respirer au niveau de la plonge, ou je vais m'aérer un peu dans la cour." Mais pour Hervé, le port du masque est un moindre mal comparé aux longues semaines de fermeture pendant le confinement. "C'est un petit peu pénible, mais je préfère porter un masque et que tout le monde se porte bien, plutôt que de devoir fermer le restaurant. Le choix est vite fait !"

Pour éviter les coups de chaud sous les masques, la direction générale de la Santé recommande de porter du tissu clair, et de changer de masque régulièrement pour garantir son efficacité.

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