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"Devoir tout annuler, c'était très décevant" : la frustration des étudiants tourangeaux en Erasmus

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Par , France Bleu Touraine

Les Erasmus et tous les échanges internationaux organisés sont perturbés depuis le début de la crise sanitaire du Covid-19. Des annulations de dernière minute, des incertitudes permanentes ou des retours précipités, les étudiants de l'université de Tours doivent apprendre à s'adapter aux imprévus.

Amphithéâtre université de Valence - fac - étudiants  - Latour Maubourg - Université Grenoble Alpes
Amphithéâtre université de Valence - fac - étudiants - Latour Maubourg - Université Grenoble Alpes © Radio France - Claire Leys

Partir faire ses études à l'étranger est souvent un rêve pour les jeunes mais avec la crise sanitaire du Covid-19, il est devenu source de beaucoup d'angoisses. Les échanges sont compromis et les étudiants naviguent dans le flou sans savoir s'ils pourront partir.

Devoir tout annuler, c'était très décevant - Camille, étudiante en Science du langage

Et notamment ceux qui ont choisi de faire des Erasmus, des programme d'échanges dans des universités européennes. A priori ces échanges intra-Europe sont maintenus, mais rien n'est encore certains. Camille rêvait de finir sa licence de science du langage en Allemagne, elle devait partir au printemps et puis la crise sanitaire est arrivée. "Nous avons reçu un mail de l'université de Tours pour nous dire que les mobilités étaient suspendues. Ensuite on a reçu un nouveau mail pour nous demander d'annuler. J'avais déjà fait toutes les démarches : j'avais déjà payé mes loyers sur place mais aussi mes frais d'inscription. Devoir tout annuler, c'était très décevant", se désole la jeune femme. 

Ce scénario Lucas 21 ans, en troisième année de licence de géographie, le redoute beaucoup. Il doit partir dans quelques jours pour étudier un semestre en Finlande, "le projet d'une vie" selon lui. "Ma rentrée est le 25 août et je devais partir le 23 sauf que l'université sur place nous a fortement conseillé de s'auto administrer une quatorzaine par précaution" raconte-t-il. "Si là j'apprends que je ne pars pas, ça serait plus qu'un crêve-coeur, ça serait terrible." Le jeune homme sait que l'université pourrait lui proposer de suivre des cours à distance, depuis la Finlande mais pas à l'université. Certaines universités étrangères proposent de suivre des cours depuis la France. Une solution frustrante selon eux.

C'est un peu flou pour tout le monde

Mais Lucas n'est pas le seul à avoir la boule au ventre selon Maxence, étudiant en troisième année de licence de géographie et aménagement du territoire, élu à la CFVU, La commission de la formation et de la vie universitaire, de l'université de Tours et membre de la commission CORI, commission organisation des relations internationales. "C'est un peu flou pour tout le monde, la situation à pris tout le monde de court, à la fois l'université mais aussi bien les étudiants et on ne sait pas comment la situation va évoluer" juge l'étudiant. 

Il y a l'angoisse d'une seconde vague, on ne sait pas si le projet va tenir.

"La difficulté qui s'offre aux étudiants c'est de monter un projet, essayer de voir dans l'avenir, voir comment va évoluer cette situation. Il y a l'angoisse d'une seconde vague, on ne sait pas si le projet va tenir. On a également ceux qui doivent annuler leurs projets parce que la situation du pays où les étudiants veulent aller ne permet pas de partir. C'est une angoisse permanente pour les étudiants, c'est un projet, pour certains c'est un rêve de partir à l'étranger, quelque chose que l'on a prévu depuis des mois voire des années et c'est aussi un important coût financier", analyse l'étudiant. Certains étudiants ont perdu beaucoup d'argent selon lui, et auront bien du mal à se faire rembourser dit-il.

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