Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Avec Toussaint, la fin de la saison des chrysanthèmes à Alès

mercredi 1 novembre 2017 à 6:02 Par Ludovic Labastrou, France Bleu Gard Lozère

La fin de la saison pour Yvon Gaillard, horticulteur à Alès. De ses serres, sortent quelque 14.000 pots de chrysanthèmes qu'il commercialise des deux cotés du Rhône en passant par le Gard, la Lozère et même la Corse. Une très belle fleur à qui colle malheureusement cette image de fleur des morts.

Yvon Gaillard, horticulteur à Alès depuis plus de cinqante ans.
Yvon Gaillard, horticulteur à Alès depuis plus de cinqante ans. © Radio France - Ludovic Labastrou

Alès, France

Qui dit Toussaint dit immanquablement Chrysanthèmes. La fleur des morts. A Alès, il y a Yvon Gaillard et sa femme Christine, plus d'un demi siècle qu'ils sont horticulteurs. Toussaint est une grosse période pour le couple. De leurs terres sortent quelque 14.000 pots que le couple plante mi-avril pour les commercialiser des deux cotés du Rhône en passant par le Gard, la Lozère, la Drome et même la Corse.

C'est la fin de la saison. Il ne reste que peu de pots à vendre avant la ruée dans les cimetières. Cimetières, à Alès, Nîmes ou Florac, devant lesquels on trouve déjà beaucoup de ses fleurs à la vente.

Au début du 20e, les dames les portaient à la boutonnière. Puis il y a eu la "der des der" et l’érection dans chaque village de France de monuments aux morts et mi-novembre il n'y avait que les chrysanthèmes pour les fleurir.

Au tout début du 20e siècle, le chrysanthème était une fleur d’agrément. Une très belle fleur. Une fleur impériale au Japon. Puis, il y a eu la Première Guerre mondiale. Dans chaque village, un monument aux morts et des chrysanthèmes pour rendre hommage aux poilus tombés pour la France.

Encore maintenant, dit Yvon Gaillard, nous en vendons aux associations qui entretiennent cette mémoire. En même temps, le chrysanthème est une belle fleur. Même si les communes en prennent pour fleurir leurs ronds-points, cela ne passe pas dans le grand public. C'est dommage. Le chrysanthème reste la fleur des morts.

Le chrysanthème, la fleur des morts. C'est dommage.

C'est un gros travail, on ne compte pas les heures mais c'est un travail de passion pour satisfaire la demande du public.

Yvon Gaillard, ébéniste à l'origine, s'est lancé avec sa femme Christine dans l'horticulture depuis plus de cinquante ans. Il s'est pris de passion pour cette fleur. Il en cultive près de 150 espèces dans ses serres d'Alès. Il en existe des milliers d'autres. Un gros travail qui débute en avril pour s'achever à Toussaint.

Yvon Gaillard, horticulteur à Alès.

Les serres d'Yvon Gaillard à Alès quasi vides avec Toussaint. - Radio France
Les serres d'Yvon Gaillard à Alès quasi vides avec Toussaint. © Radio France - Ludovic Labastrou