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Dossier : Avoir 20 ans en 2021

Avoir 20 ans en 2021 - Témoignages en Isère : "j'ai beaucoup insisté pour trouver mon job"

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Par , France Bleu Isère

France Bleu Isère se penche ce mercredi 20 janvier sur le vécu de ces jeunes isérois. Avoir 20 ans en 2021, ça veut dire quoi ? La vie sociale, les amis, les relations sentimentales, le futur, l'insertion professionnel. Autant de moments cruciaux de la vie qui sont bouleversés. Témoignages.

Avoir 20 ans en 2021 : journée spéciale sur France Bleu Isère (illustration)
Avoir 20 ans en 2021 : journée spéciale sur France Bleu Isère (illustration) © Maxppp - Vanessa Meyer

Que fait-on à vingt ans ? Des études, ou alors on cherche un premier travail. Les premiers petits boulots, la découverte de la vie active, avec ses déboires. Pour ceux qui ont déjà un pied dans le monde du travail, c'est visiblement sécurisant, dans ce contexte, de s'accrocher à un premier contrat. 

"J’ai beaucoup forcé, j’ai fait des essais et elle m’a embauché !"

Léa a 19 ans, elle travaille, depuis cinq mois, dans une boutique de prêt-à-porter grenobloise, en apprentissage. Cela lui permet déjà de voir du monde, malgré la situation sanitaire, mais l’alternance a été difficile à décrocher : "Ça a été très compliqué, sachant que j’ai fait mes recherches pendant le Covid. J’ai beaucoup forcé avec la patronne, en lui envoyant des messages, en disant que j’étais disponible, notamment pour des extras pendant mes vacances. Ça a fonctionné, donc c’était super. J’ai fait des essais et elle m’a embauché un mois après. Le lundi et le mardi, je suis en cours et jeudi, vendredi et samedi, je suis en entreprise. Être en boutique aide à avoir des relations extérieures, avec beaucoup de personnes étrangères… L’isolement, je ne le ressens pas en ce moment. Je ne suis pas à plaindre".

Alexis Cavan, 20 ans, en alternance, il voudrait ouvrir un magasin de vélos
Alexis Cavan, 20 ans, en alternance, il voudrait ouvrir un magasin de vélos -

Alexis Cavan : avoir 20 ans à la montagne

Il a tout juste 20 ans, vit en montagne, a même choisi d'en faire son projet professionnel et privé. Alexis Cavan, aux 7 Laux, dans le massif de Belledonne, ne voit pas la vie qu'en noir : 

"C'est compliqué en ce moment, la station est fermée, pas de remontées mécaniques, chômage partiel. Chaque jour se ressemble ! J'ai fait un bac STMG. Pour me lancer ensuite dans une formation de gestionnaire commercial en alternance. En été et hiver, on doit être en entreprise. Saisonnier, j'adore ça. Un état d'esprit, une famille qui se crée sur une station. Mais c'est un peu flou en ce moment. Pas possible d'apprendre à gérer un magasin en ce moment. J'envisage de me lancer comme auto-entrepreneur. Là je me suis installé en montagne pour être à côté de mon boulot, je me vois plus être en vallée. Mon rêve ce serait d'avoir une maison assez grande pour avoir deux ou trois enfants, avoir un énorme jardin qui est la montagne pour partir en randonnée, cueillir les champignons, être libre. Faut juste vivre ! Et essayer d'oublier que le covid-19 existe".

Témoignage d'Alexis Cavan, des 7 Laux, jeune montagnard motivé, du haut de ses 20 ans

Découvrir la vie active par temps de Covid : un challenge déroutant (illustration)
Découvrir la vie active par temps de Covid : un challenge déroutant (illustration) © Getty - eyecrave

Alpaline, la ligne d'écoute à l’Université

Des étudiants un peu perdus ? Eux vont être chargés de les avoir au bout du fil. Les bénévoles de la ligne "Alpaline" joignables au 04 65 84 44 24. Gratuite, anonyme et confidentielle, elle est portée par des élèves de l’université. Elle a pour objectif d’aider des étudiants qui ne savent pas toujours vers qui se tourner quand ça va mal. Alexis, par exemple, est derrière le combiné : "Le premier appel concernait plutôt un besoin d’orientation. L’étudiant était malade et ne savait pas vers qui se tourner. L’autre concernait une étudiante internationale qui avait beaucoup de mal à se sociabiliser, à aller vers d’autres étudiants. On lui a donné plusieurs conseils et on l’a redirigé vers un de nos professionnels de santé bénévoles. Ça répondait aux problématiques qu’elle avait.

Comment les bénévoles gèrent-ils ces problématiques ? En apprenant d'abord à écouter les situations. Que ce soit une simple demande d’information, jusqu'à des paroles suicidaires. "On s’est rendu compte, déjà vis-à-vis de nos proches, que quelque chose n’allait pas" explique _M_argaux Cauquil la présidente de l’association. "A la fois sur l’aspect financier et psychologique. Je suis moi-même étudiante : forcément, dans ma classe, il y a beaucoup de gens qui sont dans cette situation. Notamment vis-à-vis du distanciel, qui est très dur.  Il y en a beaucoup qui sont démotivés, qui n’ont pas l’impression de réussir et qui pensent même qu’ils vont arrêter". Pour aider ces étudiants, une quarantaine de bénévoles sont en cours de formation. Pour l’instant, la ligne est ouverte quatre soirs par semaine, de vendredi à lundi, entre 20h et 23h.

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