Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Avoir une poule chez soi devient tendance

mercredi 24 février 2016 à 13:42 Par Brigitte Hug, France Bleu Armorique et France Bleu

La poule, c'est tendance ! Trois associés bretons en sont persuadés. Ils viennent de créer une entreprise à Saint-Grégoire, près de Rennes. Ils lancent leur marque Magalli (comme "ma gallinacé"). Ils proposent à la fois la poule, l'aliment et le service après-vente en ligne.

- Brigitte Hug

Rennes, France

Cultiver des légumes, élever des animaux, c'est devenu une tendance de fond ! Le "hobby farming" ou l'agriculture de loisir a été importé des Etats-Unis et prend de l'ampleur en France. C'est dans cette mouvance que s'inscrivent Matthias Michel, Didier Langlais et Franck Ruauld, les trois fondateurs de Magalli. Leur cible: "Les familles qui possèdent un petit jardin, soucieuses de revenir à une alimentation saine et au fait maison". Et la poule, elle a tout bon ! Elle mange les déchets (jusqu'à 150 kg par an), pond des oeufs (plus de 300 par an) et ne demande pas beaucoup de soin. "La poule est un nouvel animal de compagnie, utile et écolo", affirment les trois associés en choeur.

L'idée de commercialiser des poules à usage domestique vient de Matthias Michel, co-dirigeant du groupe Michel, une entreprise familiale de nutrition familiale. Un dimanche de pluie, il y a deux ans, il a emmené son petit garçon dans une jardinerie. Le gamin est tombé en arrêt devant des poules. Le père, lui, s'est dit qu'il y avait peut-être quelque chose à faire. D'autant que sa société, comme les autres, souffre de la crise de l'élevage.

L'idée de Magalli est venu à Matthias Michel dans une jardinerie

La société Distrigalli est créée l'année dernière à Saint-Grégoire, en Ille-et-Vilaine et la marque Magalli lancée. Douze emplois ont été créés, en comptant les éleveurs. La commercialisation vient de démarrer. Les poules Magalli sont vendues entre 20 et 35 euros en jardineries et animaleries et, d'ici le printemps, elles seront dans 150 magasins en France. Une trentaine de variétés est proposée : pondeuses, ornementales et races traditionnelles françaises comme la Coucou de Rennes. Les éleveurs amateurs trouveront aussi les boites pour les transporter et une gamme d'aliments. L'entreprise bretonne ambitionne de vendre, d'ici trois ans, 100.000 poules et 5.000 tonnes d'aliments, chaque année. "Notre objectif est prendre 20 % du marché de la poule d'agrément", souligne Matthias Michel.

Une poule connectée

Didier Langlais, l'un des trois associés. - Aucun(e)
Didier Langlais, l'un des trois associés. - Brigitte Hug

Les poules Magalli sont soigneusement sélectionnées et baguées avec un numéro d'identification. "Un numéro unique qui permet par le biais du site internet d'avoir sa date de naissance, le lieu d'élevage et le carnet de vaccination", précise l'un des associés, Didier Langlais. Sur le site magalli.fr, les propriétaires des poules trouveront aussi un guide d'élevage, des conseils et différents services. A venir, un service de localisation. "Quand on part en vacances, on pourra identifier son voisin éleveur de poules  Magalli et lui demander de garder les siennes", explique Matthias Michel.