Société

Baisse des contrats aidés : la Banque alimentaire du Loiret s'inquiète

Par Clémence Gourdon Negrini, France Bleu Orléans lundi 2 octobre 2017 à 16:54

La Banque alimentaire du Loiret, c'est plus de 1300 tonnes de denrées alimentaires récupérées puis distribuées chaque année
La Banque alimentaire du Loiret, c'est plus de 1300 tonnes de denrées alimentaires récupérées puis distribuées chaque année © Radio France - Clémence Gourdon Negrini

A Ingré, la Banque Alimentaire du Loiret est l'association qui distribue le plus : 2,1 millions repas par an. Et ce grâce aux bénévoles, mais aussi aux salariés. Ils sont 6, dont la moitié en contrat aidé. Alors l'association craint de ne plus pouvoir remplir sa mission s'ils disparaissent.

La Banque alimentaire du Loiret, à Ingré, c'est plus de 1.300 tonnes de denrées alimentaires récupérées chaque année, soit 2,1 millions de repas distribués. Grâce aux bénévoles, mais aussi aux salariés. Ils sont 6 dont la moitié en contrat aidé. Alors l'association craint de ne plus pouvoir remplir sa mission si elle n'arrive pas à les renouveler à la fin de l'année.

Sans contrats aidés, on ne pourra plus fonctionner" - Monique Fantin, présidente de la Banque alimentaire du Loiret.

En effet, ce sont les salariés en contrats aidés qui, accompagnés de bénévoles, participent à la collecte journalière de denrées alimentaires. A 8h précise, quatre véhicules partent en ramassage. Par équipes de deux, ils récupèrent des kilos de denrées alimentaires dans la trentaine de magasins partenaires.

Un travail de titan : il faut récupérer les quelques 200 kilos d'aliments, les trier, flasher leur code barre un par un, avant de les charger dans la camionette. Retourner à la Banque alimentaire pour décharger et peser, avant de repartir dans un second voire un troisième magasin. Enfin, à la fin de la matinée, il reste encore à distribuer cette récolte aux associations bénéficiaires.

Seulement voilà, sur ses trois contrats aidés, la Banque alimentaire du Loiret craint déjà de ne pas pouvoir en renouveler un d'ici la fin de l'année. Ce qui inquiète sa présidente, Monique Fantin : "On espère que le système sera reconduit. Sinon ce sont nos associations bénéficiaires qui en subiront les conséquences. Elles recevront moins de nourriture".

Avantageux pour tous

Autre argument pour Monique Fantin, l'efficacité du dispositif, pour les salariés comme pour l'association : "Les trois CDI que nous avons aujourd'hui, ce sont d'anciens contrats aidés ! Et beaucoup de nos anciens contrats aidés, aujourd'hui à la retraite, sont devenus des bénévoles assidus. Ils sont là tous les jours".