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Société

Harcèlement sexuel : un rassemblement #MeToo à Nantes pour briser le silence

jeudi 26 octobre 2017 à 23:10 Par Thomas Schonheere, France Bleu Loire Océan et France Bleu

Environ 200 personnes se sont réunies ce jeudi, à Nantes, pour briser le silence autour du harcèlement et des agressions sexuelles.

 Des dizaines de témoignages ont été accrochés près du théâtre Graslin
Des dizaines de témoignages ont été accrochés près du théâtre Graslin © Radio France - Thomas Schonheere

Nantes, France

Le mouvement a commencé sur les réseaux sociaux, il s'exporte désormais dans la rue. Ce jeudi, à Nantes (Loire-Atlantique), environ 200 personnes se sont réunies pour dénoncer le harcèlement et les agressions sexuelles. "#MeToo dans la vraie vie", comme l'ont écrit les associations organisatrices sur des pancartes, en reprenant le mot dièse utilisé sur Twitter.

"J'étais en collants et en jupe"

Parti de la place du Bouffay, le cortège s'est rendu jusqu'à la place Graslin, où les participants ont écrit, sur des feuilles de papier, des témoignages ou des messages de soutien. "J'ai été agressé sexuellement à 7 ans et à 19 ans, raconte Sabine, 23 ans, très émue. Des attouchements par des voisins à 7 ans et une agression dans la rue. Il est arrivé par derrière et m'a doigté. J'étais en collants et en jupe. Si je n'avais pas eu de collants, voilà..."

Autre histoire, celle de Marie, informaticienne : "Quand j'avais 11 ans, en sixième, j'ai eu un prof qui insistait pour que je vienne en jupe ou en robe. Il m'a proposé plusieurs fois que l'on se voit en dehors du collège, j'ai toujours refusé. Mes parents n''étaient pas plus affolés que ça. Je me suis posé la question si c'est moi qui interprétait. Ça ne m'a pas traumatisé, en fait. Par contre, je pense que c'est pour beaucoup dans le fait que je ne mets plus du tout de robe ou de jupe aujourd'hui."

"J'en ai croisé, des gros lourdingues"

Des témoignages comme ceux-ci, il y en a des dizaines. De l'agression au harcèlement, souvent dans la rue (avec des phrases entendues du type "t'es bonne" ou "tu rentres avec moi ?") et parfois au travail : "Le PDG, la première chose qu'il vous dit : "Ah mais attendez, on ne va pas parler des dossiers, c'est tellement plaisant d'être assis devant une si jolie femme" !", raconte Lucie, qui poursuit : "Je crois que cet événement et ce qui se passe en ce moment va permettre de faire comprendre ce qui est mal intentionné. Il y a des hommes et des femmes qui ne se rendent pas compte aujourd'hui."

Après les réseaux sociaux, les témoignages s'affichent désormais dans la rue - Radio France
Après les réseaux sociaux, les témoignages s'affichent désormais dans la rue © Radio France - Thomas Schonheere

Si la majorité des participants au rassemblement sont des femmes, il y a aussi des hommes dans le cortège. Comme Gilles, qui accompagne sa fille : "J'en ai croisé, des gros lourdingues. Je suis sûr que, dans un autre contexte, ils n'auraient pas supporté qu'on traite leur fille comme ça."