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Proposition de loi contre la maltraitance animale : "une avancée importante" pour la SPA de Strasbourg

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Par , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass, France Bleu

Alors qu'une proposition de loi contre la maltraitance animale est sur le point d'arriver à l'Assemblée Nationale ce mardi 26 janvier, la SPA de Strasbourg vient de faire face à un signalement. Rex, un berger allemand de huit ans qui a passé toute sa vie dans une petite cage.

La proposition de loi contre la maltraitance animale examinée ce mardi à l'Assemblée Nationale.
La proposition de loi contre la maltraitance animale examinée ce mardi à l'Assemblée Nationale. © Radio France - Julien Penot

C'est Catherine Bronner qui a reçu le signalement en fin de semaine dernière. Un chien maltraité dans le sud du Bas-Rhin. La salariée de la SPA Strasbourg se rend alors sur place pour rencontrer la propriétaire de l'animal : "Elle nous a montré une cage, en nous expliquant qu'il était très bien.

Une niche de deux mètres sur un. Le berger allemand est enfermé dedans toute la journée, dans ses excréments. L'illustration d'une maltraitance animale contre laquelle veut lutter la proposition de loi, présentée ce mardi 25 janvier à l'Assemblée Nationale. En 2020, un peu moins de 100 animaux ont été recueillis à la SPA de Strasbourg après une plainte pour maltraitance animale.

Durcir les sanctions

Le texte veut hausser le ton contre les maltraitances animales. Il prévoit une peine de trois ans de prison et 45.000 euros d'amende en cas de mort de l'animal. Une sanction dissuasive mais qui n'est peut-être pas la meilleure solution pour Catherine Bronner : "Si les gens ne sont pas solvables, ils ne payeront pas. C'est plus une question d'éducation, il y a vraiment une évolution totale de la société à remettre en place.

Une circonstance aggravante a été ajoutée à l'acte d'abandon en cas de mise en péril de l'animal : cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende. A l'adoption de l'animal, l'acquéreur se verrait remettre "un certificat de connaissance des besoins spécifiques de l'espèce". Une sorte de guide. "Cela permet d'encadrer les mauvais traitements, déclare Marie Amalfitano, présidente de la SPA de Strasbourg, avec les bases : la nourriture, l'entourage, les gestes à avoir..."

Cirques itinérants et delphinariums visés

Un volet prévoit également de lutter contre la maltraitance animale dans les cirques itinérants et les delphinariums. Finis les fauves et éléphants sous les chapiteaux. Il sera interdit de détenir dans des établissements itinérants des animaux sauvages pour les présenter au public d'ici cinq ans après promulgation de la loi.

Une avancée pour l'association Strasbourgeoise Code Animal. Sa présidente, Alexandra Morette, espère que la France va ainsi rattraper son retard en la matière : "On est le dernier pays avec l'Allemagne dans l'Union Européenne à encore autoriser les animaux sauvages dans les cirques.

La proposition de loi interdit également la présence d'animaux dans les fêtes privées, les discothèques, à la télévision. La détention et la reproduction des cétacés en captivité sera également interdite, ainsi que leur participation à des spectacles. Le Parc Astérix vient d'ailleurs d'annoncer ce lundi la fermeture de son delphinarium. 

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