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Béarn : un ramadan singulier en période de confinement

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C'est dans des conditions inédites que va démarrer le ramadan cette année. À cause du confinement, impossible pour les musulmans d'aller prier à la mosquée, et les repas festifs qui accompagnent chaque soir la rupture du jeûne vont aussi devoir être adaptés.

À Mourenx comme ailleurs, les portes de la mosquée vont rester fermées. À Mourenx comme ailleurs, les portes de la mosquée vont rester fermées.
À Mourenx comme ailleurs, les portes de la mosquée vont rester fermées. © Radio France - Daniel Corsand

C'est ce jeudi soir que doit démarrer le ramadan cette année. Le mois du jeûne est un des piliers de l'Islam, il va se dérouler cette année dans des conditions très particulières à cause de la crise du coronavirus et des mesures de confinement.

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Les mosquées vont rester fermées

Ainsi, impossible d'envisager de se retrouver à la mosquée pour la traditionnelle prière du soir : "La mosquée est fermée depuis le 13 mars, et je ne pense pas qu'on va ouvrir pour le ramadan, c'est trop risquéM", explique Mimoun Amaaouch, le président de l'association des Maghrébins de Mourenx, qui gère la mosquée de la ville. La prière du soir y rassemble généralement autour de 150 personnes lors du ramadan.

"Certains voudraient qu'on puisse ouvrir avec des groupes de vingt personnes différentes tous les soirs, reprend Mimoun Amaaouch, mais l'organisation est difficile, et c'est une grande responsabilité, il y a pas mal de personnes âgées qui sont fragiles, il nous faudrait au moins des masques ou des gants pour tout le monde, c'est trop." Dans beaucoup d'endroits, et comme cela s'est vu au moment de Pâques chez les chrétiens , les prêches pourront être suivis sur Internet, le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) appelle donc les fidèles à prier chez eux .

Limiter les rassemblements de rupture du jeûne

Il y a aussi la question de la rupture du jeûne, tous les soirs. Un moment convivial souvent, célébré en famille et entre amis qu'il va falloir réduire là aussi : "D'habitude c'est aussi un moment de solidarité, où celui qui a beaucoup partage de ses richesses à table avec celui qui a moins, détaille Mimoun Amaaouch, là c'est dommage mais je demande vraiment à chacun de rester chez soi". À Pau notamment, la mosquée met en place une banque alimentaire pour entretenir cette solidarité.

Aïda tient une épicerie halal rue du 14-juillet à Pau, elle a bien compris que le ramadan cette année serait différent : "Bien entendu, on sent déjà l'impact sur les relations entre nos clients. Et puis pour préparer, acheter de la marchandise, c'est plus difficile que l'an dernier, les grandes surfaces nous disent qu'elles n'ont pas de stock, par exemple, pour les dattes ou d'autres produits qu'on consomme à cette période.

L'épicerie d'Aïda, rue du 14-juillet à Pau. © Radio France - Daniel Corsand

Aïda sait aussi que vivre le ramadan confiné aura une saveur particulière : "Devoir rester chacun à l'intérieur de notre maison, ça va être très dur... C'est un mois sacré, d'habitude on le fait en famille, là ça va être très très dur". Les musulmans espèrent tout de même pouvoir fêter l'Aïd el-Fitr, la fin du ramadan, à la fin du mois de mai, puisque normalement le déconfinement aura, d'ici-là, commencé.

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