Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Beauvau de la sécurité: les policiers tourangeaux espèrent plus d'effectifs et retrouver le lien avec les gens

-
Par , France Bleu Touraine

Le Beauvau de la sécurité débute ce lundi et jusqu'en mai. Cette grande concertation réunit le ministre de l'Intérieur, les syndicats policiers et les représentants de la gendarmerie afin d'améliorer leurs conditions de travail.Les policiers espèrent des actes concrets et rapides.

Le Beauvau de la sécurité débute ce lundi.
Le Beauvau de la sécurité débute ce lundi. © Radio France - Richard Vivion

Le Beauvau de la sécurité démarre ce lundi. Cette grande concertation consacrée à la police et la gendarmerie se tiendra jusqu'au mois de mai afin d'améliorer les conditions de travail des forces de l'ordre et renouer les liens avec la population française. Elle avait été annoncée le 8 décembre dernier par Emmanuel Macron. Elle fait suite aux nombreuses révélations de violences policières.

Pendant cinq mois, sept pistes seront abordées : la formation des forces de l'ordre, leur encadrement, les conditions matérielles, la captation vidéo des interventions, la mission des inspections et notamment l'IGPN, les effectifs de maintien de l'ordre et le lien entre police et population, dont la lutte contre les discriminations et le rapport aux médias.

Des policiers dépassés

Deux des trois principaux syndicats policiers, Alliance et Unsa-Police avaient dans un premier temps annoncé le boycott de cette concertation. Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, avait finalement obtenu leur présence autour de la table en s'engageant à évoquer quelques-unes de leurs revendications : une réponse pénale aux agresseurs de policiers, une mutuelle et la gratuité des transports.

Avec ce grenelle, le syndicat Alliance attend donc des réponses et des décisions concrètes notamment sur le manque d'effectifs. Le besoin est réel au commissariat de Tours affirme David Goubeau, le secrétaire adjoint du syndicat en Indre-et-Loire et responsable de la communication. "On a la police secours qui manque beaucoup d'effectifs par exemple. Pareil dans le service des investigations. Les dossiers s'accumulent par centaine. On a aussi des groupes d'interventions qui devraient être constitué de six personnes et qui ne sont que trois. C'est extrêmement compliqué", constate David Goubeau. 

Avec ce manque d'effectif, impossible pour les policiers de se former davantage tout au long de leur carrière. "Il est délicat pour les collègues de faire une session de tir , une séance de self-défense supplémentaire ou même sur les relations avec les personnes." 

Des réponses concrètes et rapides

David Goubeau attend donc beaucoup de ce grenelle, et que ce problème important du manque d'effectif soit abordé dans les mois à venir. Des syndicats sont en tout cas unanimes sur une chose: cette concertation doit fournir des réponses concrètes et rapides.

Les policiers à bout de souffle

Ce grenelle ne doit pas être qu'un effet d'annonce, un geste pour calmer la nervosité des forces de l'ordre qui n'ont toujours digéré les propos d'Emmanuel Macron. En décembre dernier, interrogé par le média en ligne Brut, le chef de l'Etat avait jugé "insoutenable" que les contrôles policiers ciblent davantage les jeunes dont la peau "n'est pas blanche". 

"Il y a un vrai mal être aujourd'hui chez les policiers. Ils sont à bout de souffle", lâche Thierry Pain, le secrétaire régionale du syndicat Unité SGP police Force Ouvrière.  Outre les problèmes d'effectifs, de salaire déjà connus depuis des années, pour ce policier, il y a une urgence que doit régler cette concertation : redonner de la reconnaissance aux policiers. 

"Les policiers n'attendent même plus l'aspect financier. Bien évidemment, ils voudraient être payé dignement mais ce n'est plus tellement leur priorité. Ils veulent travailler dans de bonnes conditions avec une reconnaissance de leur hiérarchie et avoir un lien privilégié avec les concitoyens. Ils ne sont pas embauchés pour se faire vilipender à travers les médias et être méprisé par leur ministère de tutelle."

Choix de la station

À venir dansDanssecondess