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Société

Bègles : bras de fer autour d'un bidonville

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Par , France Bleu Gironde

Depuis 2016, un terrain privé désaffecté est squatté par des Roms au beau milieu de la zone commerciale des Rives d'Arcins. 300 personnes y vivent désormais dans des conditions insalubres et dangereuses. Les différents acteurs se renvoient la balle.

Le site est jonché de vieilles carcasses de voitures et d'immondices
Le site est jonché de vieilles carcasses de voitures et d'immondices © Radio France - Louise Buyens

Bègles, France

En novembre dernier, Gérardo Pariente, le propriétaire privé du terrain squatté à Bègles avait tiré une première fois la sonnette d'alarme. Le promoteur qui porte un projet de création de plusieurs commerces sur ce terrain idéalement situé dans la zone commerciale de Bègles, estimait qu'il avait été assez patient. Car cela fait 4 ans maintenant (depuis 2016), qu'il interpelle les collectivités et les pouvoirs publics, afin de pouvoir récupérer son terrain et mener à bien son projet commercial (implanter une salle de sport et des commerces sur plus de 28 000 mètres carré, avec selon lui 300 emplois à la clé). En dépit de son appel désespéré, rien ne bouge. Au contraire même, le squat, qui s'apparente plus à un bidonville, n'en finit plus de grossir.

De nouvelles caravanes installées

Au dernier recensement effectué par le CCAS de Bègles, la population vivant dans ce bidonville était estimée à 230 personnes dont 80 mineurs (parmi eux des nourrissons). Désormais, de nouvelles caravanes se sont installées sur le terrain, à côté du bâtiment principal désaffecté, portant à près de 300 le nombre d'occupants. 

De nouvelles caravanes se sont installées sur le terrain ces dernières semaines - Radio France
De nouvelles caravanes se sont installées sur le terrain ces dernières semaines © Radio France - Florence Pérusin

Un danger de chaque instant

Outre la volonté de voir enfin aboutir son projet commercial, Gérardo Pariente avance un autre argument pour demander l'évacuation du site: celui de sa dangerosité.

A chaque instant, il peut y avoir un drame sur mon terrain, et c'est de ma responsabilité d'alerter la mairie de Bègles et la préfecture

Gérardo Pariente 

A côté des tas d'immondices et des carcasses de vieilles voitures, des câbles électriques courent au sol le long des flaques d'eau. Les compteurs électriques sont ouverts aux 4 vents et trafiqués par des branchements sauvages. "N'importe qui peut y mettre la main et s'électrocuter!" dénonce l'avocat de Gérardo Pariente, maître Henri-Michel Gata.

Les compteurs électriques sont ouverts, directement sur la voie publique - Radio France
Les compteurs électriques sont ouverts, directement sur la voie publique © Radio France - Florence Pérusin

La mairie de Bègles affirme avoir pleinement conscience du péril imminent que représente ce bidonville. "C'est pour cette raison", affirme Clément Rossignol Puech, le maire, "que nous envoyons sur place toutes les semaines des travailleurs sociaux, pour assurer un minimum de sécurité et de salubrité". Pour autant, l'élu ne réclame pas l'évacuation immédiate de ce bidonville, mais exige en préalable, de la part de l'état  le relogement au moins temporaire de toutes les personnes s'y trouvant. "Nous sommes en hiver, il y a des familles dans ce bidonville, donc je ne suis pas contre l'évacuation, au contraire, mais je ne veux voir personne sur le trottoir!".

Une stratégie départementale

Pointée ainsi du doigt par le maire de Bègles, la préfecture de Gironde assure de son côté que le relogement est un volet impliquant plusieurs acteurs, et pas uniquement les services de l'état. Une circulaire signée le 25 janvier 2018 par 8 ministres étaient venue rappeler ce principe. En Gironde, cette stratégie a été validée fin 2019 par les élus de Bordeaux Métropole, la ville de Bordeaux, celle de Mérignac et celle de Bègles (qui sont les 3 communes les plus concernées par le phénomène des squats).

"Dans le cadre de cette stratégie, les collectivités s'engagent donc à participer au financement des diagnostics sociaux préalables à toute évacuation ainsi qu'au relogement et à l'insertion des populations concernées" rappelle la préfecture dans un communiqué. 

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