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Société DOSSIER : L'éducation : un enjeu électoral 2017

A Belfort, des lycéens récompensés pour leur travail artistique sur l'esclavage

mercredi 10 mai 2017 à 7:00 - Mis à jour le mercredi 10 mai 2017 à 18:16 Par Gil Rebecca, France Bleu Belfort-Montbéliard

Des élèves du lycée Saint-Joseph à Belfort ont remporté le concours de "la flamme de l'égalité". À l'occasion de la journée nationale pour l'abolition de l'esclavage, ils sont récompensés à Paris par des membres du gouvernement pour une scène de théâtre et un morceau de rap.

Les élèves de Bac pro commerce du lycée Saint Joseph à Belfort
Les élèves de Bac pro commerce du lycée Saint Joseph à Belfort © Radio France

Belfort, France

Une vingtaine d'élèves du lycée Saint Joseph à Belfort a participé depuis novembre 2016 au concours de "la flamme de l'égalité", à l'initiative de leur professeur de lettres et d'histoire. Ce concours, ils l'ont remporté en avril dernier, aux dépens des 78 autres établissements participants. À l'occasion de la journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leur abolition, quatre d'entre eux iront à Paris ce mercredi récupérer le prix. Ils seront reçus au jardin du Luxembourg par des membres du gouvernement, notamment la ministre des Outre-mer, Ericka Bareigts.

C'est notre projet, ça fait plaisir de voir que notre travail est reconnu au-delà du lycée" — Marine Roussy, élève de terminale en Bac pro commerce au lycée Saint Joseph

Les élèves ont travaillé sur le projet depuis novembre, aidés par Marc Toupence, metteur en scène au théâtre du Pilier à Belfort, pour ceux qui ont choisi la scène de théâtre, et le rappeur Pih Poh pour les autres qui ont préféré mettre les paroles en musique. "C'est notre projet, ça fait plaisir de voir que notre travail est reconnu au-delà du lycée", sourit Marine Roussy, élève de terminale bac pro commerce au lycée Saint Joseph.

"C'est une belle récompense pour le travail fourni" : on peut lire sur le visage d'Anne-Laure Thomas, professeur de lettres-histoire au lycée Saint-Joseph, la fierté également. "C'est un projet qui me tenait particulièrement à coeur, notamment avec cette classe de terminale en bac pro commerce, dont les élèves ont une énergie qu'ils ont parfois du mal à canaliser". Leur énergie débordante a laissé place à l'étonnement, voire la stupéfaction lorsque, dans le cadre du projet, ils sont allés visiter le musée de la négritude en novembre .

Le morceau de rap pour lequel les élèves du lycée Saint Joseph à Belfort ont été primés, réalisé à l'aide du rappeur Pih Poh

On n'avait pas conscience de la souffrance qu'ont pu endurer les noirs toutes ces années"

— Valentin Para, élève de terminale en Bac pro commerce au lycée Saint Joseph

Pour ces élèves, passer quelques heures en dehors d'une salle de classe a forcément quelque chose d'excitant : "On était contents d'aller au musée de la négritude, on rigolait bien au départ, avoue Léa Cuvelier, l'une des élèves. Mais lorsqu'on est arrivés, que l'on a vu la reconstitution de cette galère dans laquelle étaient enfermés les noirs pour être emmenés en Amérique, ça nous a marqués". "On ne savait pas qu'ils avaient souffert à ce point", raconte Valentin Para.

Devoir de mémoire

Le programme de français traite de la parole en spectacle, et celui d'histoire de l'esclavage. C'était donc un moyen pour Anne-Laure Thomas, leur professeur, de lier les deux. Au théâtre, il s'agissait de retranscrire un discours prononcé à la Chambre des députés le 4 mai 1844, au moment où l'abolition de l'esclavage commence à entrer dans les débats. "Il s'agit évidemment de se souvenir, pour que cela ne recommence plus jamais", explique la professeure.

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