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Société

Belleville-sur-Loire ou Tchernoville ?

vendredi 27 avril 2018 à 17:42 Par Michel Benoît, France Bleu Berry et France Bleu Orléans

Les anti-nucléaires se donnent rendez-vous près de Belleville-sur-Loire pour quatre jours, à partir de ce weekend. Ils organisent différentes manifestations pour alerter notamment contre le projet de piscine pour déchets nucléaires que pourrait abriter la centrale, dans le Nord du Cher.

Les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Belleville sur Loire
Les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Belleville sur Loire © Radio France - Michel Benoit

Belleville-sur-Loire, France

32 ans après la catastrophe de Tchernobyl (c'était le 26 avril 1986), les écologistes n'oublient pas. Tchernoville, c'est le nom de cette initiative, propose des conférences, des animations. Chaque jour, un lieu différent : de Bourges, ce samedi à St-Vérain dans la Nièvre, mardi en passant par la cathédrale Jean Lienard à Neuvy deux Clochers et le château de Saint-Amand-en-Puisaye.  Tchernoville est organisé par le réseau sortir du nucléaire et les comités de soutien à Bure, futur centre d'enfouissement de déchets dans la Meuse. 

Un flyer annonçant l'initiative Tchernoville sur Loire - Radio France
Un flyer annonçant l'initiative Tchernoville sur Loire © Radio France - Michel Benoit

Mi-février, ce projet de piscine nucléaire à Belleville sur Loire, fuitait dans la presse. EDF n'a pas confirmé son choix, mais pour Françoise Pouzet, présidente du réseau sortir du nucléaire, Berry, Giennois, Puisaye, ce rassemblement Tchernoville à un but précis : " Nous, anti-nucléaires, on va investir le territoire autour de _la centrale de Belleville-sur-Loire, qui va peut-être devenir le symbole des déchets radio-actifs en France, comme Bure dans la Meuse._" Les combustibles qui pourraient être stockés dans la piscine de Belleville vers 2030 y seraient refroidis avant d'être enfouis à Bure : les deux sites sont donc liés. Pour fédérer, il faut profiter de l'émotion qu'a pu susciter ce projet de piscine, estime Camille, représentant des comités de soutien à Bure : " D'un coup, les gens se sont dit, cette poubelle nucléaire, je n'ai pas envie d'avoir ça près de chez moi. Ou en tout cas, je vais me renseigner. Et ça nous donne une fenêtre pour provoquer le débat sur le nucléaire en France, un débat très difficile à ouvrir. Notre but, c'est bien sûr aussi, de mener la lutte, mais informer, c'est déjà un bon début."

La centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire est toujours sous surveillance renforcée de l'Autorité de Sûreté Nucléaire. - Radio France
La centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire est toujours sous surveillance renforcée de l'Autorité de Sûreté Nucléaire. © Radio France - Michel Benoit

La gestion des déchets, le démantèlement des centrales, les énergies alternatives seront au centre des ces quatre jours de discussion et de vie sous la tente... Françoise Pouzet espère une mobilisation du territoire au cours des prochaines années : " Ce projet a créé une grande émotion dans la région, notamment dans le Sancerrois et ses vignobles qui concourt pour intégrer le patrimoine mondial de l'Unesco." Les organisateurs espèrent au moins une cinquantaine de participants assidus sur ces quatre jours de mobilisation.