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Société DOSSIER : La mobilisation des habitants contre la fermeture de la maternité du Blanc dans l'Indre

Benoit Hamon vient à son tour soutenir les défenseurs de la maternité du Blanc

mardi 30 octobre 2018 à 3:34 Par Carl Dechâtre, France Bleu Berry et France Bleu Poitou

Au lendemain de la visite de Philippe Poutou c'est au tour d'une autre figure politique, Benoit Hamon, de venir soutenir les défenseurs de la maternité du Blanc. Pour l'ex-candidat socialiste à la présidentielle ce combat est symbolique de la défense des services publics en France.

Benoit Hamon au sein de la maternité occupée écoute les explications d'Annick Gombert, la maire du Blanc
Benoit Hamon au sein de la maternité occupée écoute les explications d'Annick Gombert, la maire du Blanc © Radio France - Carl Dechâtre

Le Blanc, Indre, Centre-Val de Loire, France

Benoit Hamon, fondateur du parti Génération.s et ex-candidat socialiste à la présidentielle était bien au rendez-vous ce lundi (29/10) à la maternité du Blanc pour soutenir les membres du comité de défense au 10e jour de leur occupation des locaux. Le leader de gauche qui a rencontré les membre du collectif "C pas demain la veille" et une partie des, désormais, 76 élus démissionnaires,  affirme être venu non seulement pour la défense de la maternité mais aussi pour la défense plus générale des services publics en France. "Tout le monde connait la suite de l'histoire" a-t-il affirmé au cours de la visite "Si demain de jeunes ménages ne s'installent plus ici  [après la femerture de la maternité] ce sont les écoles qui vont fermer et puis toute une série de services publics [...] Derrière ce choix de Madame Buzyn de rayer la maternité c'est le choix de l'abandon de ce territoire, l'abandon d'un certaine forme de ruralité. Et c'est ce qui est inacceptable". Un discours qui a bien sûr recueilli l'assentiment général des dizaines d'occupants présents sur le site à l'occasion de cette visite.

Soutien apprécié

Une visite qui a sans doute quelque chose à voir avec les élections européennes déjà en ligne de mire en mai prochain. Mais cette toile de fond politique n'a pas empêché les défenseurs de la maternité d'apprécier le soutien apporté par Benoit Hamon. Laure future maman, agée de 25 ans estime même que sa présence comme celle de Philippe Poutou du NPA la veille, peut les aider à porter leur combat "Je trouve que c'est bien, ça montre au moins qu'on a du soutien de la part de certaines personnes  qui forcément - entre guillemets - en imposent plus que nous petits citoyens de campagne". 

"Pas inéluctable"

Benoit Hamon a également fustigé "l'indécence" d'Agnès Buzyn, "la pire Ministre de la Santé en matière de dialogue" qui n'a même pas "pris la peine de se déplacer pour annoncer sa décision".  Le leader de Gauche a toutefois voulu se montrer optimiste exhortant les membres du comité de défense à continuer leur combat estimant que la décision n'était pas inéluctable en s'appuyant sur l'exemple de la mobilisation de l'hopital psychiatrique de Saint-Etienne du Rouvray en Normandie pour montrer que le gouvernement pouvait reculer. Le combat est cependant loin d'être gagné. Annick Gombert en a eu une nouvelle confirmation ce lundi midi. En parallèle de la visite de Benoit Hamon, la maire du Blanc - démissionnaire mais toujours en poste pour l'instant - a pu s'entretenir par téléphone pour la première fois avec Agnès Buzyn. Mais si la maire du Blanc a ainsi enfin pu plaider directement auprès de la Ministre de la Santé la réouverture de la maternité, elle n'a pas pu la faire changer de position et dénonçait avec amertume "les oeillères" et le "cynisme" de l'Etat qui s'en tient à sa décision sans écouter les arguments des citoyens et leurs élus.   Cependant de l'autre côté, les défenseurs de la maternité n'ont pas non plus l'intention de céder. Le bras de fer continue et pourrait même se durcir.