Société

Benoît Willot : "La Loi Travail ne facilitera pas l'emploi, même si c'est son objectif"

Par Soizic Bour, France Bleu Bourgogne mardi 27 décembre 2016 à 10:19

Benoît Willot, le président de la CGPME Bourgogne Franche Comté
Benoît Willot, le président de la CGPME Bourgogne Franche Comté © Radio France - France Bleu Bourgogne

Les premières mesures de la Loi El Khomri entreront en vigueur à partir du 1er janvier prochain. Compte personnel d'activité, accords d'entreprises qui primeront sur les accords de branche, mais aussi licenciement économique assouplis : quels changements concrets pour les salariés ?

Les premiers dispositifs de la loi travail sont sur le point d'entrer en vigueur, au 1er janvier 2017. Parmi les mesures phare, les accords d'entreprise primeront désormais sur les conventions de branche. Des accords offensifs en faveur de l'emploi vont également être mis en place.

Compte personnel d'activité et référentiel indicatif pour les indemnités prud'homales

Un compte personnel d'activité viendra s'ajouter à ceux de formation et de pénibilité, pour que l'ensemble des droits sociaux de tous les actifs soient couverts et que les jeunes sans diplôme aient d'avantage de droits à la formation. La loi travail instaure également un référentiel indicatif pour les indemnités prud’homales. Le but : créer des emplois et favoriser l’embauche en CDI.

Benoît Willot est le président de la CGPME 21, il était l'invité de France Bleu Bourgogne ce mardi 27 décembre 2016.

"Quand les accords d'entreprise sont soumis à une présence syndicale dan sl'entreprise ça concerne très peu les PME TPE qui représentent 97 % des entreprises en France. Si l'accord d'entreprise avait pu être négocié avec les délégués du personnel, là il y aurait eu une vraie avancée"