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Société

Bernard Tapie sur France Bleu Provence : "La mort n'est qu'une étape"

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Par , France Bleu Provence, France Bleu

Le propriétaire du journal La Provence a évoqué son combat contre le cancer et l'affaire Vincent Lambert qui "illustre le cas de parents qui ont une décision horrible à prendre". Bernard Tapie a également lancé un appel au vote pour les Européennes dimanche et commenté le départ de Rudi Garcia.

Bernard Tapie lors de son procès dans l'arbitrage
Bernard Tapie lors de son procès dans l'arbitrage © Maxppp -

Marseille, France

Invité de France Bleu Provence matin, Bernard Tapie est revenu ce jeudi sur son combat contre deux cancers. Le propriétaire du journal La Provence qui a une corde vocale paralysée "à cause d'une petite complication" a raconté comment sa femme "avec qui (il vit) depuis quarante et quelques années" et ses quatre enfants l'aident. "J'ai aussi eu la chance par les épreuves que vous connaissez de voir quels étaient mes vrais amis fidèles. L'amitié des uns et des autres suffit à vous faire passer les épreuves un peu difficiles".  

"La mort n'est pas la fin." (Benard Tapie)

Bernard Tapie a également expliqué que pour lui "la mort n'est pas un sujet tabou. Elle est la conséquence de la fin de la vie. Je répète à longueur de journée à ceux qui la craignent : qu'ils se félicitent d'avoir connu la vie. Il faut accepter la mort. J'ai d'autant moins de difficultés que je suis convaincu que la mort est une étape. Ce n'est pas la fin" a insisté l'homme d'affaires.

L'affaire Vincent Lambert : "Il faut faire confiance aux médecins"

Sur l'affaire Vincent Lambert, le propriétaire du journal La Provence a estimé qu'elle illlustrait "le cas de tous les parents qui ont une décision horrible à prendre. Vous voyez votre enfant. Il vit même s'il est dans les nuages. C'est épouvantable" a commenté Bernard Tapie. "Voilà pourquoi il faut croire le corps médical mieux inspiré que nous pour savoir si c'est raisonnable de le maintenir ou au contraire totalement utopique". Pour lui, "il faut s'assurer que celui qui est dans l'inconscience ne souffre pas". Avant d'évoquer un cas qui l'a "touché de près" : celui d'"une personne qui ne pouvait plus indiquer ses sentiments souffrait sans qu'on le sache". "Voilà la grande difficulté" a-t-il insisté. 

Européennes : "Allez voter dimanche !"

Alors qu'un sondage Ipsos pour France Bleu confirme le désintérêt des Français pour les élections européennes avec 4 électeurs sur 10 qui devraient vote dimanche, Bernard Tapie s'est interrogé : "Merde ! C'est la colère qui va changer le régime? Il faut voter ! Si vous voulez sortir de l'Europe, il y a deux listes. Si vous faire semblant d'en sortir en ne sortant pas, vous avez Le Pen. Si vous avez envie de faire passer l'écologie avant tout le reste, vous avez ce qu'il faut. Si vous voulez conforter la démarche d'Emmanuel Macron dans une Europe qui serait un peu plus solidaire et un peu plus moderne, vous votez pour lui. La difficulté dans cette élection, c'est qu'on mélange la volonté d'imprimer une politique en France avec l'Europe" a-t-il regretté.

L'exemple de la Suisse

Pour Bernard Tapie, "la mondialisation au lieu d'aider la construction européenne a créé des tensions entre les Etats et on se retrouve à un match à quatre ou cinq". Bernard Tapie est en faveur d'une Europe fédérale "comme l'ont fait les Etats-Unis ou la Suisse. En Suisse, c'était l'union des cantons et cela a réussi car priorité a été donnée à ceux qui y habitent". 

"Le jugement sera ce qu'il sera" (Bernard Tapie)

Bernard Tapie est dans l'attente du jugement de son procès dans l'affaire de l'arbitrage controversé de 2008. Le ministère public a requis cinq ans de prison ferme. "Les procureurs m'ont donné cinq ans. Ce n'est pas ce que me donnent mes médecins" a-t-il répété.  Le jugement qui sera rendu le 9 juillet "sera ce qu'il sera". "On a fait notre possible pour démontrer que c'était une cavale. Il n'y a eu strictement aucune arnaque" a expliqué Bernard Tapie. 

OM : "On n'a pas fait le boulot comme il fallait"

Bernard Tapie en tant que propriétaire du journal La Provence n'a pas souhaité commenté le départ de Rudi Garcia comme entraîneur de l'OM. En tant qu'ancien président de l'Olympique de Marseille, il a en revanche fait ce constat : "on a dépensé 200 millions pour être derrière des clubs qui ont dépensé beaucoup moins. Donc c'est qu'on n'a pas fait tout à fait notre boulot comme il fallait" a-t-il conclu.

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