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Dossier : Contournement de Beynac

Beynac : le Département annonce avoir dépensé exactement 27 millions d'euros pour le contournement

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Par , France Bleu Périgord

Le département de la Dordogne a fait ses comptes : il a officiellement dépensé 27 millions d'euros pour le chantier de contournement de Beynac, entre travaux déjà réalisés avant l'arrêt imposé par le conseil d'Etat et commandes à payer. Il explique aussi pourquoi les tabliers du pont sont arrivés

Les tabliers du pont de Beynac stockés en Dordogne
Les tabliers du pont de Beynac stockés en Dordogne © Radio France - Antoine Balandra

Pas question de laisser les opposants au contournement de Beynac prendre la main sur la communication autour de cette (longue) bataille judiciaire.

La semaine dernière, le département annonçait avoir fait rapatrier les tabliers du futur pont routier du contournement de Beynac. Ce qui avait ulcéré les opposants, qui avaient immédiatement accusé le conseil départemental de poursuivre les travaux de manière déguisée.

Le département a donc tenu à répondre ce lundi matin. D'abord en expliquant que les tabliers du pont étaient déjà réalisés, dans des ateliers en Italie, au moment de l'arrêt du chantier. 

Les tabliers du pont de Beynac à Marsac en Dordogne
Les tabliers du pont de Beynac à Marsac en Dordogne © Radio France - Antoine Balandra

Il fallait donc régler les trois millions d'euros liés à cette dépense. Mais le stockage de ces tabliers, en Italie donc, coûtait 10.000 euros par mois au département, a révélé ce lundi matin Jacques Auzou, vice-président du département en charge des routes.

Le département a donc fait ses comptes. "La procédure juridique, avec sans aucun doute un nouvel épisode à venir devant le conseil d'Etat, prendra au moins 24 mois. Soit 250.000 euros à payer aux italiens, à raison de 10.000 euros par mois" explique Jacques Auzou. D'où la volonté du département de faire revenir les tabliers en Dordogne.

Durant plusieurs mois, environ 66 camions ont fait des allers-retours entre l'Italie et la Dordogne pour rapatrier les ouvrages de métal, pour un total de 200.000 mille euros facturés. Désormais, les tabliers seront stockés (gratuitement, si ce n'est l'achat de caméras de vidéosurveillance) au parc départemental de Marsac sur l'Isle. 

"J'insiste sur le fait que nous avons tout gelé dès le 2 janvier 2019, à peine quelques jours après la décision de justice" martèle Jacques Auzou. Qui précise par exemple que la ferraille nécessaire à la réalisation de la voie verte à côté de la route avait aussi été achetée par l'entreprise italienne. Mais qu'à la demande du département, elle a ensuite été revendue rapidement.

Les comptes sont faits

Le vice président du conseil départemental a aussi tenu à présenter un chiffre précis et définitif sur ce qu'a coûté aux Périgourdins le chantier de Beynac, jusqu'à son interruption, et à cause de son interruption. Et il promet de les présenter en détail lors d'une session du conseil le 14 novembre prochain, avant de les faire certifier par la préfecture.

Il a fallu 66 camions pour acheminer les tabliers du pont de Beynac depuis l'Italie
Il a fallu 66 camions pour acheminer les tabliers du pont de Beynac depuis l'Italie © Radio France - Antoine Balandra

Soit un total de 27 millions d'euros. "Environ 19.7 millions de travaux, plus 6.5 millions de commandes au moment de l'arrêt du chantier" note Jacques Auzou.

Concernant ces commandes, le département annonce par ailleurs qu'une renégociation avec l'entreprise Bouygues a abouti : "environ deux millions d'euros de moins à payer" se félicite Jacques Auzou, soit un total de 4.5 millions à régler. 

Le département précise enfin que ce chiffre de 27 millions d'euros ne concerne que ce qui a déjà été fait, et non le prix de la remise en état dans l'hypothèse où il serait définitivement condamné à détruire le chantier. 

Car là encore, une polémique oppose le porteur du projet aux opposants. Eux parlent d'environ trois millions d'euros nécessaires, contre plus de 15 millions d'euros pour le département.

Jeudi dernier, la cour administrative d'appel de Bordeaux a confirmé le jugement du tribunal administratif sur le volet de la remise en état du site. Mais sans y adjoindre de pénalités ou d'astreintes. Une manière de renvoyer toute décision concrète au jugement sur le fond attendu le 26 novembre.

Une manifestation est par ailleurs prévue à l'appel du département le 16 novembre devant la préfecture de la Dordogne.

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