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Société

Bidonville du Petit-Bois à Metz-Borny : "on aimerait bien ne pas les laisser dans la boue encore deux ans"

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Par , France Bleu Lorraine Nord

A l'occasion des treize ans de la mort de l'Abbé Pierre, la fondation qui porte son nom a fait le point, mercredi à Metz, sur la situation des bidonvilles : celui de l'avenue Louis le Débonnaire, qui a été démonté fin 2019, et celui qui subsiste à Borny, au Petit-Bois.

Le bidonville de l'avenue Louis le Débonnaire a été installé fin 2015.
Le bidonville de l'avenue Louis le Débonnaire a été installé fin 2015. © Radio France - Cédric Lang-Roth

Ce sont parmi les plus pauvres des pauvres : en France, 15.000 personnes vivent dans un bidonville, selon la Fondation Abbé Pierre, qui commémorait hier à Metz les treize ans de la mort de son créateur. A Metz, il en subsiste un, au Petit-Bois, dans le quartier de Borny. Un autre a été démonté, fin 2019, avenue Louis Le Débonnaire. Selon Véronique Etienne, la présidente régionale de la Fondation, "il y avait 54 personnes au Débonnaire, 32 personnes vivent au Petit-Bois."

Six familles ont un revenu grâce au travail, paient des impôts, et ont des demandes de logement qui n'aboutissent pas."

Des personnes issues de l'ethnie rom, qui viennent de Roumanie, où elles sont "très discriminées et rejetées", rappelle Véronique Etienne. Elles vivent au Petit-Bois dans des conditions "extrêmement difficiles, dans des caravanes de très mauvaise qualité. Elles se chauffent avec des bouteilles de gaz. C'était une prairie, mais il n'y a plus un brin d'herbe, que de la boue. Les enfants ne peuvent pas jouer. Il n'y a ni eau, ni électricité, même si une ou deux familles ont un groupe électrogène et qu'il y a pu y avoir du repiquage sauvage." Mais ce qui met en colère la présidente, c'est que "six familles ont un revenu grâce au travail, paient des impôts, et ont des demandes de logement qui n'aboutissent pas.

On a travaillé avec la ville, le CCAS, les associations, l'Etat, et nous avons pu monter un projet ensemble pour que ces familles ouvrent leurs droits, trouvent des emplois, et trouvent un logement."

Pourtant, les situations peuvent se débloquer, et le bidonville du Débonnaire en est la preuve : installé fin 2015, démonté fin 2019, et la cinquantaine de personnes qui y vivaient ont été pour la plupart tirées d'affaire. Pourtant, "on partait de plus loin", rappelle Véronique Etienne : "les personnes qui vivaient là ne travaillaient pas ou très peu. On a travaillé avec la ville, le CCAS, les associations, l'Etat, et nous avons pu monter un projet ensemble pour que ces familles ouvrent leurs droits, trouvent des emplois, et trouvent un logement."

Sur les 18 ménages du Débonnaire, deux sont repartis en Roumanie, treize sont relogés, et trois, les plus fragiles, sont accompagnés par le CCAS mais qui ne sont pas encore dans un logement pérenne et durable."

Et ça a marché : "sur les 18 ménages du Débonnaire, deux sont repartis en Roumanie, treize sont relogés, et trois, les plus fragiles, sont accompagnés par le CCAS mais qui ne sont pas encore dans un logement pérenne et durable." Le même travail est possible au Petit-Bois, selon elle, et est d'ailleurs prévu "sur deux ans". Et de nombreux points peuvent être améliorés : la Fondation Abbé Pierre dénonce depuis longtemps le nombre de logements vacants dans la métropole. 

Véronique Etienne, invitée de France Bleu Lorraine

"Nous n'avons pas réussi pour l'instant à faire ce qui a été fait par exemple à Villeurbanne, où des logements communaux ont été mis à disposition des familles. On aimerait bien pouvoir accompagner les ménages du Petit-Bois qui ne sont pas dans un accès prochain au logement de la même manière, pour ne pas les laisser dans la boue encore deux ans."

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