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"Bien sûr qu'on le redoute !" : les commerçants berrichons anticipent un reconfinement

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Par , France Bleu Berry

La menace d'un reconfinement se précise. L'incertitude est totale concernant l'ouverture et la fermeture des commerces. Mais les professionnels se préparent déjà.

Les commerçants se préparent déjà à reprendre la vente à emporter en cas de reconfinement
Les commerçants se préparent déjà à reprendre la vente à emporter en cas de reconfinement © Radio France - Sylvain Rogie

Un troisième confinement ne semble plus vraiment faire de doute. À partir de quand ? Pour combien de temps ? Un confinement strict ou plus souple ? Autant de questions qui restent sans réponses pour le moment. Les commerçants doivent donc faire avec ces nombreuses incertitudes. Dans le centre-ville de Châteauroux, tous craignent un reconfinement rapide. "Bien sûr qu'on le redoute. On sent les clients plus stressés, parfois agressifs. On anticipe en annulant certaines commandes auprès des nos fournisseurs", souligne Louisa Kherraf, qui tient la boutique de chaussures Clyde. 

Ses journées sont entrecoupées de nombreux coups de fil. "C'est pas facile, il faut expliquer à nos fournisseurs la situation dans laquelle on est. On peut éventuellement reprendre des stocks un peu plus tard dans la saison", ajoute-t-elle. Le problème se pose aussi pour Sébastien Marcon. "Nos fournisseurs ne sont pas très enclins à reprendre nos invendus. On est obligé de trouver des ficelles pour continuer à vendre", indique le gérant de plusieurs magasins de sport à Châteauroux, La Châtre et Saint-Amand-Montrond.

Ne pas se retrouver avec trop de stocks sur les bras

Les soldes d'hiver ont débuté le 20 janvier et s'achèvent mardi 16 février. Les commerçants sont nombreux à accentuer les rabais. "On fait des démarques à 50% pour nos clients", confirme Louisa Kherraf. "Pour la première fois en 35 ans, on solde des maillots de foot de la saison en cours. On n'a pas le choix. Des invendus, ça pèse sur notre chiffre d'affaires", ajoute Sébastien Marcon.

Dans ses magasins, lui et ses salariés se préparent. "On regarde aussi la courbe de l'épidémie. Et il est à craindre qu'on s'entende dire de fermer nos commerces jugés non-essentiels", redoute Sébastien Marcon. Il faudra alors peut-être reprendre la vente à emporter, comme au mois de novembre. "Évidemment qu'on sera perdant. Ça ne fait pas autant de flux de clientèle dans le magasin. En novembre, on a perdu 50 à 60% de chiffre d'affaires", rappelle Virginie Pierry, qui gère La Malle ô Bidules. La situation est parfois encore plus compliquée. "En novembre 2020, je n'ai fait que 15% du chiffre d'affaire de novembre 2019", assure Sébastien Marcon.

Des magasins vraiment "non-essentiels" ?

C'est un terme qui a énormément choqué et à juste titre. Certains commerces ont été jugés "non-essentiels" par le gouvernement lors du deuxième confinement en novembre. Les coiffeurs, les magasins de vêtements, les fleuristes, les bijoutiers... L'exécutif n'utilisera probablement pas la même sémantique. Mais le mal est fait. "Dire que vendre des chaussures de sport est moins essentiel qu'ouvrir une galerie commerçante, je ne comprends pas. Le sport est important pour beaucoup de monde, pour leur bien-être psychologique", insiste Sébastien Marcon.

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