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Société
Dossier : La Biennale internationale du design à Saint-Étienne

"Biennale partout, logement nulle part", des Stéphanois se rassemblent pour demander la prise en charge des sans-abris

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Par , , France Bleu Saint-Étienne Loire

Une soixantaine de personnes s'est rassemblée mercredi après-midi devant l'hôtel de ville de Saint-Etienne. Les manifestants demandent la prise en charge par les pouvoirs publics des personnes sans-abris, après l'ouverture d'un squat à la Bourse du Travail.

Les personnes mobilisées demandent aux pouvoirs publics de trouver des solutions d'hébergement pour les sans-abris
Les personnes mobilisées demandent aux pouvoirs publics de trouver des solutions d'hébergement pour les sans-abris © Radio France - Elena Louazon

Saint-Étienne, France

Sur leurs pancartes on peut lire "Un toit, un droit" ou "Expulser les pauvres, y a pas de quoi être fier". Une soixantaine de personnes s'est rassemblée mercredi après-midi sur les marches de l'Hôtel de ville de Saint-Etienne pour dénoncer les expulsions en marge de la Biennale et demander la prise en charge des personnes sans domicile. Depuis lundi soir, une partie d'entre eux occupent avec plusieurs dizaines de sans abris les locaux de la Bourse du Travail.

Ils avaient choisi de se rassembler en même temps qu'une opération organisée par la mairie autour du mot d'ordre "Fier d'être stéphanois", mais l’événement a dû être annulé en raison de la pluie. Qu'importe pour Julie, une habitante, qui est venue manifester en compagnie de sa petite fille de 10 ans.

"Quand on propose aux gens d'être fiers d'être stéphanois, derrière il faut qu'on assume, déplore la jeune femme. J'ai vraiment honte. Les gens en hébergement d'urgence sont mis dehors, les gens hébergés en squat sont mis dehors. On a des dizaines de personnes à la rue. on pourrait rouvrir les logements d'urgence dans un premier temps. Et puis après on doit chercher vraiment des solutions". Dans le rassemblement, ils sont plusieurs à souligner que la ville de Saint-Etienne compte pas moins de 10 000 logements vacants.  

Le préfet réagit

"Il y a suffisamment de places pour accueillir les personnes sans logement en règle à Saint-Etienne", répond le Préfet de la Loire Evence Richard. "Pour l'instant nous ne pouvons proposer de solutions de relogement aux personnes du squat de la Bourse du Travail pour la simple raison que nous n'avons pas pu les rencontrer, nos services n'ont pas pu rentrer dans les locaux, nous ne connaissons donc pas leurs dossiers"

Il y a à ce jour 411 places d’hébergement d'urgence à Saint-Etienne (pour les sans-abris disposants de papiers) et 1000 places en structures spécialisées pour les demandeurs d'asile, "pour l'instant toutes ne sont pas occupées", précise le préfet. "Si dans le squat certaines personnes ne disposent pas de titres de séjour, il n'y a en revanche pas de solutions d'hébergement prévu"

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