Société

Bientôt 1 500 caméras de vidéosurveillance à Marseille, y compris dans les cités "sensibles"

Par Tony Selliez, France Bleu Provence et France Bleu mardi 18 octobre 2016 à 18:36 Mis à jour le mardi 18 octobre 2016 à 20:30

Au milieu des lanternes, une des deux caméras de surveillance sur le Cours Julien à Marseille (13006)
Au milieu des lanternes, une des deux caméras de surveillance sur le Cours Julien à Marseille (13006) © Radio France - Tony Selliez

50% de caméras de vidéosurveillance supplémentaires à partir de 2018. Voilà l'objectif de la mairie de Marseille, pour assurer la sécurité et donner de nouveaux moyens à la police.

Les caméras de surveillance, on en dénombre exactement 878 aujourd'hui à Marseille. La ville vise maintenant un total de.. 1.500 !

Objectif : commencer les implantations des nouvelles caméras en 2018

C'est la phase 3 du projet. Elle pourrait, selon les estimations, coûter entre 12 et 15 millions d'euros. Jusqu'ici, l'État a toujours financé à hauteur de 50% et le département à 30%.

Les premières caméras de cette nouvelle étape devraient être installées début 2018. Avant ça, la mairie organise une grande phase de concertation avec la police, les élus locaux, les Comités d'intérêt de quartiers ou encore les associations de commerçants

"De nombreuses réquisitions sont faites pour que les images soient versées dans le cadre d'enquêtes judiciaires. La vidéoprotection, ça marche. Rien ne nous arrête. L'ensemble du territoire est maillé, les seize arrondissements. Il y en aura aussi dans l'habitat social (..) oui nous voulons des caméras partout où l'autorité publique et où l'ordre doivent être restaurés." Caroline Pozmentier, adjointe au maire chargée de la sécurité

Jean-Marie Salanova (DDSP), Laurent Nunez Préfet de Police, Caroline Pozmentier (mairie) et Eric Arella (DIPJ) - Radio France
Jean-Marie Salanova (DDSP), Laurent Nunez Préfet de Police, Caroline Pozmentier (mairie) et Eric Arella (DIPJ) © Radio France - Tony Selliez

Des caméras aussi dans les quartiers sensibles

C'est la grande nouveauté avec cette nouvelle phase de déploiement : l'idée c'est désormais d'en implanter aussi dans les cités "sensibles", notamment pour lutter contre les trafics. Même s'il y a un risque de détérioration. Et même s'il y a aussi, en partie, le risque de déplacer la délinquance.

"Il n'y aura pas non plus de zone de non-droit pour les caméras. Il s'agit de définir des zones pertinentes, il y en aura dans de vraies zones criminogènes. Dans les cités, oui bien sûr. On a déjà des références dans certains cités de la région parisienne. Nous savons comment les implanter et il y a un travail avec les bailleurs sociaux." Laurent Nunez, préfet de Police

Pour rappel, le centre de supervision urbain date de 2012. Il opère 24h/24 et 7 jours sur 7, pour un coût annuel de fonctionnement estimé à 4 millions d'euros pour la ville.

L'an dernier, les services de police l'ont souvent utilisé, avec par exemple 1883 réquisitions judiciaires d'images. Mais il a aussi permis 248 interpellations après flagrant délit par les polices municipale et nationale.

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