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Société

Bientôt cinq crématoriums en Haute-Garonne, contre un seul aujourd'hui ?

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Par , France Bleu Occitanie

Le département ne compte qu'un seul site aujourd'hui à Cornebarrieu, près de Toulouse. Mais face à la saturation, de nouveaux projets sont lancés. Ou comment passer de la pénurie à l'abondance en seulement quelques mois.

Un crematorium à Nice (illustration)
Un crematorium à Nice (illustration) © Maxppp - Frantz BOUTON

Lavernose-Lacasse, France

En seulement quelques mois, la Haute-Garonne pourrait passer de un à cinq crématoriums. Alors qu'aujourd'hui, un Français sur trois choisit la crémation (36% des décès en 2017), le département est sous-équipé. Depuis près de 50 ans, il n'y a qu'un seul équipement à Cornebarrieu. Après avoir été construit en 1971, il a été agrandi en 2001. Mais ça ne suffit plus à répondre à la demande.

Face aux délais trop longs, les familles de Haute-Garonne doivent souvent aller dans les départements voisins pour faire incinérer leurs morts. Une situation qui ne sera peut-être qu'un lointain souvenir, car plusieurs projets sont lancés. Le plus avancé est à Villefranche-de-Lauragais, où les travaux pourraient commencer dès le mois de novembre. C'est un groupe privé qui construira et exploitera le site.

A l'est de Toulouse, dans le secteur de la Marcaissonne, le permis de construire vient d'être délivré, pour un nouveau site tout près de Saint-Orens.

"C'est un équipement d'intérêt public !" - le maire de Lavernose-Lacasse

Plus au sud, à une dizaine de kilomètres de Muret, la mairie de Lavernose-Lacasse vient aussi de valider un permis de construire, le 16 octobre dernier. Ce crématorium était d'abord prévu à Seysses, mais dans une zone urbanisée. Il a été abandonné face à la mobilisation des riverains. Lavernose a donc récupéré le projet, dans une zone moins dense, et a pu avancer vite grâce aux études déjà menées. Les travaux pourraient commencer en février-mars 2020, pour une ouverture au premier trimestre 2021.

Des délais indécents, d'une semaine ou plus

Pour Alain Delsol, le maire de Lavernose-Lacasse, "c'est un équipement d'intérêt public". L'élu explique que dans son territoire, il faut attendre "six à huit jours, voire plus" pour espérer faire incinérer un proche. Et vu que le site de Cornebarrieu est saturé, il faut aller jusqu'à Montauban, Auch, Pamiers ou Tarbes, avec plusieurs heures de route.

"Pour un département comme la Haute-Garonne, avec autant de monde qui y vit, c'est pas possible de continuer comme ça !" s'emporte le maire. Le projet de Lavernose coûtera 3 millions d'euros environ, pour un site qui sera géré en délégation de service public, et qui pourrait mener entre 600 et 800 crémations par an. A titre de comparaison, celui de Cornebarrieu, c'est trois fois plus.

Enfin il reste un dernier projet, dans le Comminges : un site totalement public à Villeneuve-de-Rivière, près de Saint-Gaudens.

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