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Le centre AFPA de Navenne en Haute-Saône va bientôt accueillir des migrants

Par Dimitri Imbert et Anne Fauvarque, France Bleu Belfort-Montbéliard et France Bleu Besançon mardi 11 octobre 2016 à 18:00

A A l'AFPA de Navenne, le taux d'occupation varie selon les périodes, mais sur les 60 places, dix à vingt sont toujours vides.
A A l'AFPA de Navenne, le taux d'occupation varie selon les périodes, mais sur les 60 places, dix à vingt sont toujours vides. - Capture d'écran Google

L'AFPA de Navenne s'apprête à accueillir, non pas des migrants arrivant directement de la jungle de Calais mais des migrants précédemment hébergés au centre d'accueil d'Echenoz-la-Méline. Le centre de formation dispose de 10 à 20 places d'hébergement.

Le centre AFPA de Navenne, à côté de Vesoul en Haute-Saône, accueillera prochainement des migrants en provenance d'Irak, de Syrie, d'Afghanistan ou du Soudan. Le montage du dossier est en cours, confirme la préfecture de la Haute-Saône. Cela fait suite à la proposition de l'Association pour la formation professionnelle des adultes de mettre à disposition de l'Etat, au niveau national, ses capacités d'hébergement non utilisées.

Ce sera donc le cas pour l'AFPA de Navenne qui s'apprête à accueillir, non pas des primo-arrivants en provenance de Calais, affirme le directeur, mais des migrants venus du centre d'accueil haut-saônois d'Echenoz-la-Méline, où, lors de leur séjour, ils auront pu faire leur dossier complet de demandeur d'asile. Une fois ce dossier complet, ils iront, s'ils le souhaitent, à Navenne, en attendant une place dans un Cada, un centre d'accueil pour demandeurs d'asile.

Pas de date d'arrivée précise pour l'instant

A l'AFPA de Navenne, le taux d'occupation varie selon les périodes, mais sur les 60 places, 10 à 20 sont toujours vides. Le personnel a été informé et globalement, dit le directeur, tout le monde a compris le sens de cette décision prise au niveau national. Reste les sensibilités individuelles. Les stagiaires, eux, en ont bien sûr entendu parler. Mais le directeur communiquera de façon officielle dit-il, lorsqu'il aura une date d'arrivée précise. Ce qui est plutôt sécurisant, ajoute-t-il, c'est que les migrants d'Echenoz sont là depuis plusieurs mois et apprennent le français, ce qui devrait faciliter leur cohabitation avec les gens de l'AFPA.

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