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Société

Bientôt la plage pour les sauveteurs en mer Orléanais !

dimanche 22 avril 2018 à 7:00 Par Cyrille Ardaud, France Bleu Orléans

La mer a beau être loin du Loiret, il existe un centre de formation des sauveteurs en mer à Orléans. Pour les stagiaires, il ne reste plus que quelques semaines d'entraînement avant de rejoindre les plages pour de bon.

Les vagues sont moins nombreuses sur le plan d'eau de l'île Charlemagne qu'en mer, mais c'est tout de même un bon entrainement pour les sauveteurs
Les vagues sont moins nombreuses sur le plan d'eau de l'île Charlemagne qu'en mer, mais c'est tout de même un bon entrainement pour les sauveteurs © Radio France - Cyrille Ardaud

Île Charlemagne, Saint-Jean-le-Blanc, France

Comme un air d'Alerte à Malibu ce samedi sur l'île Charlemagne à Saint-Jean-le-Blanc ! C'était jour de répétition générale pour les sauveteurs en mer Orléanais.  

Cela peut surprendre tant la mer est éloignée de la cité johannique, et pourtant il existe bel et bien un centre de formation de la SNSM (Société Nationale de Sauvetage en Mer) à Orléans. D'ailleurs en France, un tiers des centres de formations des sauveteurs en mer se situent dans des villes loin de la mer, car l'apprentissage se fait essentiellement en piscine.

Huit mois d'entrainement et plusieurs diplômes

Après huit mois d'entrainement, les sauveteurs sont quasiment prêts à rejoindre les plages qu'ils surveilleront durant tout l'été. Durant l'année, ils ont passé plusieurs brevets : de secouriste, pour utiliser les talkies-walkies, ou encore le permis bateau.

Ce samedi, c'était donc la dernière journée passée à Orléans avant de rejoindre la mer ou l'océan.

Au milieu du plan d'eau, une jeune femme est en train de se noyer. Rassurez-vous, la victime n'en est pas vraiment une ! C'est une des élèves qui s'est jetée à l'eau pour l'exercice. Sur le bateau, c'est Océane qui intervient pour la secourir. En quelques secondes la "nageuse" est sortie d'affaire. "J'ai sauvé une victime qui était inconsciente, du coup je l'ai remontée sur le bateau avec nous" raconte l'élève.

Des gestes précis que les sauveteurs connaissent parfaitement

Les exercices du genre s’enchaînent toute la journée : sauvetages grâce à des bateaux, mais aussi sur des planches ou carrément à la nage, utilisation des talkies-walkies... Des gestes millimétrés que les apprentis sauveteurs connaissent sur le bout des doigts et qu'ils s’entraînent à faire depuis près d'un an. 

Les stagiaires révisent les gestes de premiers secours - Radio France
Les stagiaires révisent les gestes de premiers secours © Radio France - Cyrille Ardaud

Même si sur la plage, le travail consiste surtout à faire de la prévention. Olivier est formateur : "La prévention c'est 99% de notre travail. On va voir les gens, on leur rappelle la réglementation, toujours avec le sourire. En fonction de la météo, de la topologie des plages, ou si jamais on voit des enfants un peu trop loin des parents..."

"Pour aider les gens, pour servir, et me rendre utile."

Et avant de lâcher les nouvelles recrues sur la plage, il reste une ultime étape, absolument indispensable. Durant le mois de mai, toute la promotion orléanaise va se rendre en Vendée, pour exercer dans les conditions réelles. Richard Lamy est le directeur adjoint de la SNSM Orléans : "Contrairement à Orléans il y aura des vagues. Il faudra comprendre les marées, comprendre que sa plage n'est pas la même tous les jours, que les courants ne sont pas les mêmes tous les jours ni toutes les heures."

"Il faut faire des sacrifices" Richard Lamy, directeur adjoint SNSM à Orléans

Des découvertes que Victor, bientôt 21 ans a hâte de faire : "Je suis pressé d'aller sur la plage pour de vrai. Pour aider les gens, pour servir, et me rendre utile." 

"Un bon sauveteur est un sauveteur qui a envie de le faire."

Et si pour cet été c'est un peu tard pour devenir sauveteur en mer, la SNSM recherche chaque année de nouveaux stagiaires. Richard Lamy : "On a un recrutement par an qui se fait en septembre-octobre. On recrute entre 12 et 20 nouveaux stagiaires. Il y a une série de tests : natation, sport, mentalité, psychologie..." il poursuit : "Un bon sauveteur est un sauveteur qui a envie de le faire. Il en faut de la motivation pour se lever tous les dimanches pour aller nager. Le minimum c'est d'avoir 18 ans, il n'y a pas de maximum."

Cette année, 16 stagiaires ont été formés à Orléans par la SNSM.

Réécoutez le reportage de France Bleu Orléans