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Société

Bilinguisme : véritables avancées ou simple alibi ?

mardi 5 septembre 2017 à 20:21 Par Patrick Rossi et Patrick Vinciguerra, France Bleu RCFM

La langue corse aurait-elle du plomb dans l’aile ? Le bilinguisme serait-il synonyme de véritables avancées ou simple alibi ? Les questions se posent. Et dans les rangs de l’Associu di i Parenti Corsi, on attend désormais des données précises en matière de bilinguisme.

Bilinguisme : véritables avancées ou simple alibi ?
Bilinguisme : véritables avancées ou simple alibi ? © Maxppp -

Corse, France

La rentrée scolaire relance le débat sur le bilinguisme et l’enseignement de la langue corse dans le premier comme dans le second degré. Un enseignement synonyme de préoccupations pour nombre de défenseurs de la langue régionale. Une langue corse que l’on dit en difficulté. C’est du moins ce que révèlent les statistiques présentées par le rectorat. Et les lacunes les plus importantes se ressentent dès l’entrée au collège. Seuls 20% des élèves sont bilingues en sixième. La même donnée se retrouve en seconde. En revanche, en terminale on ne compte plus que 4% d'élèves corsophones.

Des chiffres qui laissent songeur. En tout cas, dans les rangs de l’APC, on ne mâche pas les mots. Denis Luciani, son président, livre sans retenue, son point de vue sur la question : « le bilinguisme reste trop souvent un alibi, notamment dans certains collèges où il y a des classes bilingues sans professeurs habilités. Il y a uniquement le professeur de Corse. Ce sont des situations inacceptables. Il y a eu des progrès incontestables au niveau du bilinguisme, au niveau des classes bilingues. Il y a la réalité de ces classes qui doit être effective. On a toujours le problème des élèves qui veulent s’inscrire en classe bilingue et qui ne trouvent pas de place. C’est un problème que nous voulons absolument résoudre. La question du bilinguisme est liée à l’évolution institutionnelle mais aussi à l’évolution de la ressource enseignante. Le plan de formation a été voté et mis en œuvre l’année dernière. Nous attendons de voir les résultats effectifs. Parce qu’en l’état actuel des choses, on ne peut pas avoir de bilinguisme si nous n’avons pas d’enseignants bilingues. C’est la grande problématique de l’enseignement. C’est un enjeu de société. Nous voulons connaitre la réalité du bilinguisme. Nous ne voulons plus de filière alibi ni dans le premier degré, ni dans le second degré ».

Denis Luciani, le président de l'APC : "le bilinguisme reste trop souvent un alibi"