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Bloquée au Cambodge à cause du coronavirus : une touriste de Loire-Atlantique témoigne

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Dolorès Lepaysant est partie à Phnom Penh le 6 mars pour rendre visite à son fils qui y vit. Elle se retrouve aujourd'hui coincée dans la capitale cambodgienne. Impossible pour cette habitante de Campbon de trouver un vol de retour depuis lundi.

A son arrivée à l'aéroport de Phnom Penh, Dolorès découvre qu'elle a besoin d'une attestation d'un hôpital prouvant qu'elle n'est pas atteinte du covid-19 pour pouvoir embarquer. A son arrivée à l'aéroport de Phnom Penh, Dolorès découvre qu'elle a besoin d'une attestation d'un hôpital prouvant qu'elle n'est pas atteinte du covid-19 pour pouvoir embarquer.
A son arrivée à l'aéroport de Phnom Penh, Dolorès découvre qu'elle a besoin d'une attestation d'un hôpital prouvant qu'elle n'est pas atteinte du covid-19 pour pouvoir embarquer. - Dolorès Lepaysant

"Nous n'avons plus d'avion pour rentrer chez nous !" se désole Dolorès Lepaysant. La cinquantenaire, originaire de Campbon près de Saint-Nazaire, est partie rendre visite à son fils expatrié à Phnom Penh il y a 19 jours. Depuis lundi, elle est coincée au Cambodge. En cause, le développement du coronavirus qui pousse le gouvernement local à adopter de nouvelles réglementations dans l'urgence, ce qui empêche les ressortissants français notamment de quitter le pays !  

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"On nous demande de faire un test de dépistage au coronavirus mais il n'existe pas !"

Son retour en France était initialement prévu lundi 23 mars. Mais la veille au soir, Dolorès et son compagnon reçoivent un message de leur compagnie aérienne Thaï Airway, leur indiquant que leur vol est reporté à mardi 24 mars. Et précise que pour pouvoir embarquer, ils doivent se munir d'un certificat médical prouvant qu'ils ne sont pas atteints du covid-19 et d'une assurance les couvrant à hauteur de 100 000 dollars. Un marathon commence alors : en 24 heures, ils se procurent le certificat auprès d'un médecin et l'assurance demandée. 

Mais ce n'est pas suffisant : à leur arrivée à l'aéroport mardi, la compagnie aérienne leur annonce qu'ils ne peuvent monter à bord qu'à condition de présenter une attestation de dépistage négatif au coronavirus délivrée par un hôpital cambodgien. "Ca a été la grande surprise !," s'agace Dolorès. "Les règles avaient changé [et cette information], on l'a eu seulement quatre heures avant l'embarquement !" Surtout que, selon Dolorès, elle n'a pas accès au test de dépistage, sésame de sortie du pays. L'avion est donc parti sans elle, avec une quinzaine de personnes, raconte-t-elle.

"Je me demande si je ne vais pas devoir rester au Cambodge plusieurs mois !"

Depuis hier, Dolorès tente donc de trouver un nouveau vol de retour. Mais ceux conseillés par l'ambassade de France au Cambodge sont trop chers pour la cinquantenaire. "Je n'ai pas les moyens de me payer un vol de retour à 4 000 dollars ! [ndlr : 8 fois le prix moyen] Moi, j'économise toute une année pour aller voir mon fils au Cambodge donc ce n'est pas possible !" Dolorès attend désormais des nouvelles de l'ambassade qui doit organiser son rapatriement. Difficile de prendre son mal en patience alors que les pays asiatiques ferment leurs frontières les unes après les autres et que le Cambodge menace de fermer les siennes. Ce qui signifierait la suspension des départs des étrangers. 

"Je me demande si je ne vais pas devoir rester au Cambodge plusieurs mois..." - Dolorès 

L'ambassade a affrété un avion depuis la France, départ à 19h30 ce jeudi avec 400 passagers. Dolorès s'est inscrite auprès de l'ambassade pour monter à bord, elle n'a pas eu de réponse pour l'instant. Quant à ceux qui ne pourront pas partir avec vol, l'ambassade proposera "d’autres options ultérieurement", comme elle l'a précisé sur son compte Facebook. Impossible de connaître le nombre précis de ressortissants français bloqués au Cambodge actuellement. Ils sont plus de 127, en reprenant le nombre d'inscrits sur une discussion Whatsapp dédiée. 

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