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Dossier : Coronavirus Covid-19

Boites de nuit toujours fermées : incompréhension en Vaucluse

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Par , France Bleu Vaucluse

Les patrons de boite de nuit de Vaucluse ne comprennent pas pourquoi ils ne peuvent toujours pas rouvrir même si Emmanuel Macron a enfin prononcé le mot "discothèque". Ils pointent les fêtes sauvages et l'indiscipline des clubbeurs.

La façade du One Klub à Cavaillon
La façade du One Klub à Cavaillon - OneKlub

Les boites de nuit ne sont pas prêtes de rouvrir. Elles sont fermées depuis le printemps dernier, depuis le premier confinement. Une glaciale obscurité règne depuis des mois sur les pistes de danse, là où de moites slows exacerbaient des désirs attisés par des basses torrides. En Vaucluse, les responsables de discothèque ne comprennent pas toujours les arguments d'Emmanuel Macron. 

Ventilation et agents de sécurité sanitaire au One Klub

À Cavaillon, le One Klub est désert depuis des mois mais pas silencieux. Un DJ a proposé depuis la boite de nuit un set en ligne... mais sans danseur sur la piste de danse. Sylvie Cuesta, la gérante du One Klub a entendu Emmanuel Macron annoncer que "les discothèques ne pourront pas rouvrir leur porte"

Sylvie Cuesta sourit amèrement car "c'est la première fois que le président dit le mot 'discothèque'. Pourquoi laisser de côté une profession à l'arrêt depuis quasiment neuf mois ?" Elle ironise sur les réseaux sociaux sur les "huit mois ferme" auxquels sa boite est condamnée. 

La gérante du One Klub "ne voit pas pourquoi on ne pourrait pas rouvrir. Surtout qu'avec nos agents de sécurité, on a la possibilité de faire respecter un protocole de sécurité. En plus, nous sommes équipés d'une ventilation contrôlée qui renouvelle l'air toutes les huit minutes". Elle propose aussi de supprimer la piste de danse pour rassembler les clubbeurs par petits groupes autour de leurs tables.

Mettre le masque quand a trop bu, c'est compliqué au Gorille Club

A Sarrians au Gorille Club, Laurent comprend que le gouvernement hésite. Le responsable de cette discothèque pointe surtout le comportement des clients : "avec l'alcool, c'est compliqué de faire respecter les gestes barrières. Dire à quelqu'un qui a trop bu qu'il doit mettre son masque, c'est compliqué. Les gens n'ont aucune discipline. On peut ce racontez ce qu'on veut : les gens n'ont pas de discipline. Alors imaginez quand les gens ont bu durant une soirée en boite".

Pas de cadeau pour les courses des patrons de boite

Le Gorille Club a touché des aides financières, mis ses employés au chômage partiel mais son patron redoute l'avenir si les boites de nuit restent fermées longtemps : "le truc qui me dérange depuis le début, c'est qu'ils pensent que nous, les patrons de boite de nuit, on ne se nourrit pas. Ils pensent peut-être que lorsque nous allons faires nos courses, on nous dit 'vous êtes patrons de boite de nuit, pour vous c'est cadeau'. Ben non. On paye comme tout le monde"

Des vaccins comme ouvre-boites

A Cavaillon, la gérante du One Klub pointe les fêtes sauvages au domicile de particuliers sans gestes barrière ni protocole sanitaire. Sylvie Cuesta place alors ses attentes entre les mains des scientifiques et des laboratoires : "pour rouvrir les boites de nuit, on met beaucoup d'espoir dans la vaccination des personnes à risques". Elle relaie son indigantoin et ses espoirs sur les réseaux sociaux avec le hashtag (mot-dièse) #jaimemadiscotheque.

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