Société

Bordeaux : 15 à 20% d'activité en plus à SOS Médecins à cause de la grippe

France Bleu Gironde mardi 24 février 2015 à 6:30

Le siège de SOS Médecins, à Bordeaux
Le siège de SOS Médecins, à Bordeaux © Radio France

Même si le pic de la grippe est derrière nous en Gironde, les 75 praticiens de SOS Médecins continuent de travailler dur . Ils reçoivent en moyenne un millier d'appels par jour dans l'agglomération bordelaise, dont un tiers pour des cas de grippe.

La grippe continue de sévir en Gironde comme dans toute la France : 72 décés ont été enregistrés dans l'Hexagone, et près de 700 cas graves. Mais apparemment, le pic de l'épidémie a été atteint il y a 10 jours dans notre département. Le nombre de cas reste important, mais est en train de décroître. Mais cela n'empêche pas SOS Médecins de continuer à avoir une activité soutenue. Le nombre d''interventions est en hausse de 15 % à 20 % par rapport à la même période l'an dernier, dont le tiers pour des cas de grippe.

"Nous avons deux types d'appel : il y a les appels de personnes qui présentent les symptômes caractéristiques, et il y a ceux qu ont des complications, notamment respiratoires chez les personnes âgées, et qui necessitent une prise en charge plus lourde, parfois des hospitalisations." — Le docteur Frédéric Chemin, président de SOS Médecins Bordeaux.

Et pour faire face à cette augmentation d'activité, SOS Médecins, qui compte au total 75 praticiens, a dû renforcer ses équipes, y compris au standard. Ce sont en moyenne un millier d'appels qui sont reçus chaque jour pour toute l'agglomération bordelaise, jusqu'à 1.200 le samedi ou le dimanche.

AU CHU de Bordeaux, le plus dur semble passé

Les urgences adultes de l'hôpital Pellegrin, à Bordeaux - Radio France
Les urgences adultes de l'hôpital Pellegrin, à Bordeaux © Radio France

Aux urgences du CHU de Bordeaux, l'activité reste également soutenue, mais cela n'a  rien à voir avec la surchauffe que le service a connu la semaine dernière. Les deux tiers des personnes reçues aux urgences ont dû être hospitalisées, dont beaucoup qui souffraient de la grippe.

"Le week-end dernier est resté très chargé, avec notamment beaucoup de personnes âgées souffrant de décompensation respiratoire. On a souvent une population âgée, fragilisée, qui ne pourrait pas de toute façon aller se faire soigner chez son médecin traitant". — Patricia Ramage, cadre de santé aux urgences adultes de l'hôpital Pellegrin.

"Ce ne sont pas des patients jeunes, qui peuvent aller chez leur médecin traitant"

Et pour hospitaliser ces patients, il a fallu ouvrir des lits en urgence.

"Ce qui a permis de passer sans encombre cette période compliquée, c'est que la direction du CHU a pris les bonnes décisions, en ouvrant une unité tampon, au total dix lits de médecine, et on a réussi à trouver de la place pour pourvoir accuellir le flux de patients qui continuait d'arriver." — Le docteur Guillaume Valdenaire, chef du service des urgences adultes à l'hôpital Pellegrin

"On a réussi à trouver des lits pour les patients qui continuaient à arriver"

Même si le pic de l'épidémie de grippe est passé, les médecins – libéraux comme hospitaliers – ne s'attendent pas à un retour à la normale avant au moins un mois.

"Il y beaucoup d'appels qui concernent les enfants et les personnes âgées"