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Société

Bordeaux : après l'incendie du squat quai Deschamps, l'avenir des Sahraouis reste incertain

vendredi 4 mai 2018 à 19:28 Par Mélanie Juvé, France Bleu Gironde

La préfecture de Gironde a ouvert depuis mercredi une centaine de places en hébergement d'urgence au gymnase Thiers à Bordeaux pour accueillir des Sahraouis, après l'incendie qui a ravagé une partie du squat quai Deschamps mardi soir. Pour l'instant, ils sont peu à y passer la nuit.

Une quinzaine de demandeurs d'asile ont accepté de dormir au gymnase depuis mercredi.
Une quinzaine de demandeurs d'asile ont accepté de dormir au gymnase depuis mercredi. © Radio France - Mélanie Juvé

Bordeaux, France

La police a démantelé ce vendredi matin un campement de Sahraouis au parc des Angéliques rive droite à Bordeaux à la demande du maire Alain Juppé. Une centaine d'entre eux y avaient installé leurs tentes après l'incendie qui a ravagé une partie du squat quai Deschamps mardi soir. Dans l'urgence, la préfecture de Gironde a ouvert depuis mercredi une centaine de lits au gymnase Thiers pour les accueillir, mais seulement quelques dizaines de personnes ont accepté d'y dormir pour l'instant.

"Certains jeunes n'ont plus rien"

"Certains ont peur de quitter leur lieu et d'avoir perdu leurs affaires, de changer d'environnement. On ne peut pas les forcer à venir, ce sont eux qui prennent leur propres décisions" explique Kévin Marascalchi, bénévole pour la Croix-Rouge au gymnase Thiers. 

Les affaires restantes, des cartons et des valises principalement de vêtements, sont entassées contre un mur du gymnase.

Quelques affaires ont pu être sauvées de l'incendie du squat quai Deschamps.  - Radio France
Quelques affaires ont pu être sauvées de l'incendie du squat quai Deschamps. © Radio France - Mélanie Juvé

"Une quarantaine de jeunes vivaient dans la partie incendiée, ils n'ont plus rien" — Ahmed Baba, demandeur d'asile

"Le premier jour on nous a laissé deux ou trois heures pour aller chercher des manteaux et des affaires mais ce n'était pas suffisant pour tout récupérer, raconte Ahmed Baba, 26 ans, demandeur d'asile. _Il y a des personnes qui ont laissé leurs documents_, leur carte bancaire, de transport ou leur carte d'assurance maladie."

Ahmed Baba, 26 ans, espère obtenir une place d'hébergement en CADA ou CAO. - Radio France
Ahmed Baba, 26 ans, espère obtenir une place d'hébergement en CADA ou CAO. © Radio France - Mélanie Juvé

Une quarantaine de demandes d'hébergement

La préfecture pourrait prolonger la semaine prochaine l'ouverture de la centaine de lits au gymnase Thiers. D'ores et déjà une quarantaine de Sahraouis ont fait une demande d'hébergement auprès de l'OFII, l'accueil des demandeurs d'asile. Ils espèrent ensuite être redirigés vers vers des CADA (centre d'accueil pour demandeurs d'asile) ou des CAO (centre d'accueil et d'orientation) selon leur situation.