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À Bordeaux, des amis se réunissent avec leurs enfants pour discuter des attentats

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Par , France Bleu Gironde
Bordeaux, France

Après les attentats qui ont touché Paris, un groupe d'amis bordelais a décidé d'inviter leurs enfants afin de partager leur ressenti, de pouvoir se donner des clés de compréhension, et peut-être avancer dans leur quotidien.

Sous les tentes, parents et enfants parlent des attentats.
Sous les tentes, parents et enfants parlent des attentats. © Radio France - Pauline Pennanec'h

Faut-il expliquer à ses enfants ce qu'il s'est passé ce vendredi 13 novembre à Paris ? Pour certains parents, la tâche est difficile. Pour d'autres, elle est nécessaire. À Bordeaux, Delphine a décidé d'inviter ses amis et leurs enfants pour échanger sur les attentats.

La Bordelaise a installé quelques tentes et un feu de bois au fond de son jardin. Si elle les a réuni, c'est pour pouvoir discuter de leur ressenti. "Qu'on ne se dise pas 'tiens, il y a 200 morts, OK on va manger, qui veut des pâtes ? Passe-moi le sel !' Non, là, on s'arrête" dit-elle. Elle souhaite surtout comprendre ce que les enfants ont ressenti. Mina a 11 ans. La jeune fille a beaucoup pleuré lorsque son père lui a raconté les événements. Depuis, elle a peur de prendre le bus seule pour aller à l'école.

"Elle est descendu des escaliers comme si la vie n'allait pas être la même", raconte la maman de Mina.

"Ça n'est pas digne de l'homme" m'a dit mon fils

Hélène est venue avec son fils de 8 ans. Au lendemain de l'attentat, elle raconte les événements à son enfant. "Il m'a dit : 'maman, ça n'est pas digne de l'homme. Il est son propre ennemi. Mais maintenant qu'on en a parlé, qu'il a compris, il ne veut plus qu'on en discute. Il veut avancer"' , explique-t-elle.

"Il faut lui permettre d'être dans le dialogue" déclare Delphine. Dans le quotidien, elle donne des conseils aux parents qui le souhaitent. Si l'enfant ne souhaite pas parler, "on ne le force pas", mais on reste attentif et à l'écoute.

"Quand il y a dialogue, il y a humanité", explique Delphine Payerne.

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