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Société

Bordeaux : la maison d'arrêt de Gradignan bloquée pendant deux heures par les surveillants

mardi 5 septembre 2017 à 9:20 - Mis à jour le mardi 5 septembre 2017 à 10:05 Par Yves Maugue, France Bleu Gironde et France Bleu

Mouvement de grogne ce mardi des surveillants de la maison d'arrêt de Gradignan. Ils ont bloqué durant deux heures les accès au site après l'agression d'un de leurs collègues survenue jeudi dernier.

A la maison d'arrêt de Gradignan, les surveillants dénoncent leurs conditions de travail.
A la maison d'arrêt de Gradignan, les surveillants dénoncent leurs conditions de travail. - © Maxppp

La maison d'arrêt de Gradignan en Gironde a été bloquée par des surveillants ce mardi matin. Une trentaine de manifestants avaient érigé une barricade de pneus et de palettes de bois, et ont bloqué l'accès à l'établissement entre 7 heures et 9 heures, brandissant des banderoles: "Surveillants en colère, surveillants en danger". Un important dispositif des forces de l'ordre, constitué d'une dizaine de fourgons de police, avait été déployé sur les lieux pour contenir les manifestants qui ont mis le feu à la barricade, obligeant les pompiers à intervenir. Peu après 9 heures, les policiers ont délogé les manifestants du sas d'accès à la prison, et la manifestation s'est dispersée sans autre incident.

Agression à la lame de rasoir

Le mouvement est né de l'agression d'un gardien jeudi par un détenu armé d'une lame de rasoir. Invité de la matinale de France Bleu Gironde, Hubert Gratraud, délégué syndical FO-Pénitentiaire en Gironde, a dénoncé une "passoire". "Des personnes malveillantes peuvent venir projeter des portables, des stupéfiants ou des armes blanches" dans la prison, en "escaladant le mur d'enceinte qui fait 4 mètres de haut sans être inquiétées", a expliqué le surveillant.

Il a évoqué également "une poudrière en raison de la surpopulation carcérale" avec souvent trois détenus par cellule. Selon lui, "l'administration n'entend pas cette problématique". "Il nous faudrait une quinzaine d'agents en plus" pour travailler sereinement, selon Hubert Gratraud. "On vient travailler avec la boule" en pensant que "derrière la porte il y a un détenu qui va vous agresser avec une lame de rasoir", a témoigné le gardien de prison.