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Société

Bordeaux : la police intensifie sa traque des chauffeurs UberPOP

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Par France Bleu Gironde

A deux jours de la manifestation nationale des taxis, une trentaine de policiers ont participé mardi après-midi à une opération de contrôle à Bordeaux pour tenter de démasquer des chauffeurs UberPOP. Aucune irrégularité n'a été constatée, mais la préfecture promet de ne pas relâcher la pression.

Les policiers à proximité de la gare St Jean, à Bordeaux
Les policiers à proximité de la gare St Jean, à Bordeaux © Radio France

Les pouvoirs publics veulent montrer qu'ils ne restent pas les bras croisés dans le conflit qui oppose les chauffeurs de taxis aux chauffeurs UberPOP. Avant la manifestation nationale des taxis prévue  jeudi pour dénoncer cette concurrence jugée déloyale, le ministre de l'Intérieur Bernard Caseneuve a répété à l'Assemblée nationale que cette application était en situation d'illégalité absolue.

Dans le même temps, une trentaine de policiers ont mené mardi après-midi à Bordeaux des opérations de contrôle en gare St Jean, aux Quinconces et à l'aéroport de Mérignac. Aucun chauffeur n'a été pris en faute. Mais les contrôles opérés depuis l'arrêté d'interdiction pris par le préfet de Gironde ont permis de dresser 35 PV pour exercice illégal de la profession de taxi, des procédures qui ont été transmises au parquet. Les opérations de ce type se multiplient depuis quelques semaines, et des contrôles, il y en aura encore : voilà le message qu'ont tenu à délivrer les autorités.

"Il faut laisser à la justice le temps de faire son travail. Je dis aux chauffeurs de taxi : les contrôles pour voir si la réglementation est respectée ne sont pas finis. Nous ne voulons pas faire peur, nous voulons seulement dire que nous sommes dans un état de droit. Ce que font ces chauffeurs Uber est une atteinte à la bonne concurrence, il faut que dans un pays comme le nôtre,chacun s'acquitte de ses charges sociales et fiscales". — Pierre Dartout, le préfet de Gironde.

"Il faut faire respecter la législation"

 

Pierre Dartout, le préfet de Gironde - Radio France
Pierre Dartout, le préfet de Gironde © Radio France

Une centaine de personnes exerceraient en Gironde cette activité sans être déclaré. Elles risquent selon le code pénal jusqu'à un an de prison avec sursis et 15.000 euros d'amende. Par ces contrôles, les forces de l'ordre veulent aussi éviter que la situation ne s'envenime sur le terrain.

"On sent bien qu'il y une crispation entre les différents protagonistes, il faut absolument éviter que ce qui s'est passé la semaine dernière ne se reproduise, puisqu'on a eu des violences réciproques ; ça peut vite dégénérer et devenir très grave en termes de blessures". — Le commissaire Jean-Paul Faivre, directeur départemental adjoint de la sécurité publique.

Cette traque menée par la police, les chauffeurs de taxis disent la constater, et ils s'en félicitent,eux qui ont longtemps reproché aux autorités d'être trop laxistes. Ils demandent à présent à la justice de faire son travail.

"Les premières affaires à Bordeaux seront jugés les 7 et 8 juillet. Pourquoi à Marseille, ils mettent les voitures en fourrière et les chauffeurs en garde à vue, pourquoi à Toulouse les premiers procès ont déjà eu lieu, et pourquoi chez nous, ça traîne comme ça ? Il faut que la justice ait des réponses adéquates à ce fléau". — Patrick Magonty, président du comité de défense des taxis de la Gironde.

A Bordeaux, les chauffeurs de taxi se rassembleront jeudi dès 7h du matin devant le Palais de Justice dans le cadre de leur mobilisation nationale.

"Faire respecter la loi, et éviter que la situation ne dégénère"

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