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Société

Bordeaux : mobilisation pour demander des places d'hébergement d'urgence pour les femmes victimes de violences

samedi 10 novembre 2018 à 17:19 Par Pierre-Marie Gros, France Bleu Gironde

Une centaine de personnes se sont rassemblées samedi en début d'après-midi à l'appel des associations féministes. Elles dénoncent le manque de places d'hébergement d'urgence pour les femmes victimes de violences conjugales. 90% des demandes n'ont pas pu être satisfaites l'an dernier.

Couchées devant la mairie pour dénoncer le manque d'hébergements d'urgence
Couchées devant la mairie pour dénoncer le manque d'hébergements d'urgence © Radio France - Pierre-Marie Gros

Bordeaux, France

Une centaine de personnes se sont  réunies ce samedi  en début d'après-midi devant l'hôtel de ville de Bordeaux, à l'appel de plusieurs associations féministes : le Planning Familial, le collectif bordelais des Droits des femmes, et le collectif nous toutes 33, entre autres. Cette manifestation visait à dénoncer le manque de places en hébergement d'urgence pour les femmes victimes de violences conjugales en Gironde.    

Ce manque est criant :  90% des demandes n'ont pas pu être satisfaites l'an dernier.  Il y a eu l'an dernier 641 demandes d'hébergement d'urgence en Gironde de la part de femmes victimes de violences, et seules 71 ont pu être effectivement hébergées. Pour symboliser cette situation, des femmes se sont couchées sur des bâches, et dans des duvets , devant le Palais Rohan. "Quand ces femmes réussissent enfin à avoir le courage de demander de l'aide, et un toit, bien souvent, il n'y a pas de réponse qui peut leur être apportée", dénonce Marie-Liesse, militante au Planning Familial 33. 

Il y a beaucoup de discours, mais clairement, en terme de moyens concrets, le compte n'y est pas - Marie-Liesse, du Planning Familial 33 

Une seule structure d'accueil existe en Gironde , l'APAFED, l'Association pour l'accueil des femmes en difficulté,  qui disposait jusque là de 34 places. Les associations ont obtenu une première victoire, avec le déblocage de 12 places supplémentaires, mais on est encore loin de pouvoir répondre à toutes les demandes. "Au mieux, ces femmes , lorsqu'elle quittent un conjoint violent, sont hébergées par des amis, explique Juliette, du collectif bordelais des droits des femmes. Au pire, elles se retrouvent à la rue, ou alors, sont obligés de retourner dans le foyer conjugal, et là, on les met directement en danger. C'est inacceptable". 

Des tentes et des femmes couchées au sol pour symboliser le manque de places en structures d'accueil  - Radio France
Des tentes et des femmes couchées au sol pour symboliser le manque de places en structures d'accueil © Radio France - Pierre-Marie Gros

Pas de réponse concrète des élus locaux 

Les associations avaient alerté les élus sur ce problème dès le printemps dernier. Ils avaient promis des réponses rapides. Or, à ce jour, aucune proposition concrète n'est venue pour améliorer la situation. "Cela met met très en colère, dit Claire Chartier-Grimaud, du collectif Féministes en action. Cela fait 40 ans que je milite pour le droit des femmes, et on en est encore là, à mendier des places d'hébergement d'urgence. Il faut que l'Etat et les élus locaux prennent véritablement les choses en main."

Mobilisation au son des tambours  - Radio France
Mobilisation au son des tambours © Radio France - Pierre-Marie Gros

"40 ans que je milite pour les droits des femmes, et on en est encore là"

Les manifestants, pour la plupart des femmes, ont traversé la place Pey-Berland au son des tambours , et distribué des tracts, afin de sensibiliser les passants. Ils se sont également donnés rendez-vous le 24 novembre, à Paris, pour la grande manifestation #Nous toutes, contre les violences sexuelles et sexistes.