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Société

Bourges : des appartements mis à disposition des sdf pour réduire la facture

mardi 30 janvier 2018 à 19:49 Par Michel Benoît, France Bleu Berry

A Bourges, une solution a enfin été trouvée. La préfecture finance la location de 4 appartements depuis début janvier qui permettent de loger 25 personnes en lieu et place d'hébergements à l'hôtel. A la clef, de belles économies pour l'état et un meilleur suivi social.

Cette famille avec enfants aurait sans doute été prise en charge à l'hôtel si ces appartements n'avaient pas été aménagés.
Cette famille avec enfants aurait sans doute été prise en charge à l'hôtel si ces appartements n'avaient pas été aménagés. © Radio France - Michel Benoit

Bourges, France

Depuis des années, ce gâchis est dénoncé : les nuits d'hôtel payées aux SDF, faute de places pérennes d'hébergement d'urgence. Des millions d'euros dépensées par l'état chaque hiver, alors qu'il vaudrait mieux ouvrir de vraies places d'hébergement dans des logements vacants. A Bourges, une expérimentation est menée : l'association le Relais loue quatre appartements au bailleur social France Loire pour y loger des familles qui auparavant, faute de mieux, auraient dû être prises en charge à l'hôtel.  Dans le Cher, l'état pourrait économiser plus de 50 % de budget.

Trois travailleurs sociaux du relais chargés du suivi de ces appartements. Visiblement, le courant passe bien avec les enfants hébergés en compagnie de leurs parents. - Radio France
Trois travailleurs sociaux du relais chargés du suivi de ces appartements. Visiblement, le courant passe bien avec les enfants hébergés en compagnie de leurs parents. © Radio France - Michel Benoit

Ces appartements sont des F4 à l'origine, mais l'association a transformé le salon/séjour en chambres supplémentaires. Chaque logement offre ainsi 5 chambres et les bénéficiaires peuvent y rester plusieurs semaines. Farid Boukhari, responsable du service vie sociale au Relais, voit beaucoup d'intérêt dans cette formule : " l'intérêt est financier (ça coûte beaucoup moins cher que des nuits d'hôtel), mais aussi humain car on peut suivre beaucoup mieux ces personnes. Un travailleur social est là durant toute la matinée et un autre vient en fin de journée."  Un  appartement est mis en commun pour la cuisine et la restauration. 

Une cuisine commune permet aux familles de se restaurer sur place.  - Radio France
Une cuisine commune permet aux familles de se restaurer sur place. © Radio France - Michel Benoit

Esther arrive du Congo Kinshasa. Elle s'affaire en cuisine : "Je fais des spaghettis à la tomate. On est beaucoup mieux qu'à l'hôtel car on n'est plus obligé de quitter notre chambre dans la journée. On peut rester sur place et puis on côtoie d'autres personnes. Ca fait une semaine que les enfants ont pu rejoindre l'école. " Le suivi social est facilité et l'insertion plus facile pour les enfants : " C'est très important, explique  Pauline Pourtin  qui suit ces familles pour l'association le relais. Ces gamins peuvent donner une vraie adresse à leur institutrice et aller chaque jour à l'école, alors que l'hôtel était totalement excentré. ce qui compliquait beaucoup notre travail d'insertion." 

Un seul lit pour les chambres parentales. - Radio France
Un seul lit pour les chambres parentales. © Radio France - Michel Benoit

Alors, ces appartements ne sont pas luxueux. Ils proposent le minimum vital. " C'est voulu, indique Farid Boukhari. Il ne faut pas que ces familles s'approprient trop les lieux. C'est du logement temporaire. On y place notamment des familles de demandeurs d'asile qui ne peuvent pas aller dormir dans des foyers d'urgence au contact de vagabonds un peu rudes parfois." L'hiver dernier, la préfecture du Cher avait dépensé près de 19.000 euros en nuitées d'hôtel, cette année, à peine 2.300 euros pour l'instant auxquels s'ajoutent quelques centaines d'euros par appartement pour le loyer mensuel versé à France Loire.