Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Bourges : l’association L214 sensibilise les passants à la maltraitance des animaux dans les abattoirs

-
Par , France Bleu Berry
Bourges, France

L’antenne berruyère de l’association L214 a répondu à un appel national, samedi 18 février. Pendant trois heures, une dizaine de militants ont tenus des panneaux représentants des photos prises dans des abattoirs français.

Action de l'association L214 à Bourges contre la maltraitance des animaux dans les abattoirs
Action de l'association L214 à Bourges contre la maltraitance des animaux dans les abattoirs © Radio France - Armêl Balogog

En se promenant rue Mirabeau, dans le centre-ville de Bourges, samedi 18 février, entre 15h et 18h, les flâneurs passent d’une ambiance musicale festive, animée par un accordéoniste, à des cris de cochons dans un abattoir.

Des images chocs d’abattoirs entre deux boutiques de vêtements

Ces cris viennent de la tablette de Gaël Beurdin. Le jeune militant de l’association L214, végétarien depuis deux semaines, montre à qui veut bien s’approcher pour la voir une compilation de vidéos tournées dans des abattoirs français par des membres de l’association ou bien des lanceurs d’alerte.

Parmi elles, la dernière, tournée dans un établissement à Houdan, dans les Yvelines, à la fin de l’année 2016, et publiée la veille sur le site internet de l’association. On y voit Guillaume Meurice, notamment humoriste sur France Inter, et ouvertement engagé pour la cause animale, y comparer les observations d’un rapport légal réalisé en avril 2016 dans l’abattoir spécialisé dans la viande porcine, avec les images filmées quelques mois plus tard.

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

Gérer mes choix

La vidéo dénonce le trop grand nombre de cochons dans un espace réduit ou encore les coups qui leur sont adressés pour qu’ils se déplacent. C’est la huitième fois qu’un abattoir est épinglé par l’association. Cela permet de montrer ce qui est caché au consommateur de viande, selon Gaël Beurdin.

Il n’y a pas de respect, les animaux sont entassés, on les balance. Même pour ceux qui mangent encore de la viande, vous avez un animal stressé donc ça ne fait pas de la bonne viande. - Gaël Beurdin, militant de l’association L214 à Bourges

A côté de lui, Véronique Houradou tient un panneau qui dénonce l’étourdissement de l’animal avant son abattage. "Bien souvent, il ne l’est pas à fond donc c’est une souffrance supplémentaire. L’animal ressent tout ce qui va lui arriver", explique-t-elle.

Les militants portent huit panneaux en tout - quatre de chaque côté de la rue - entre lesquels marchent les passants. Certains sont très sanglants, des mises à morts, des carotides tranchées, des vaches égorgées, des amas de restes d’animaux accompagnés d'une phrase de légende : "trois millions d'animaux sont abattus chaque jour en France".

Des réactions partagées, entre félicitations et indifférence

En arrivant à leur hauteur, Angélique lève son pousse. "Enfin ça bouge !", se réjouie la végétarienne. Un couple et leurs enfants s’arrêtent, une famille végétarienne également, conclusion d’un processus de deux ans, explique le père, Olivier.

"Il y a de bons échanges, les gens sont très réceptifs", se félicite la responsable de l’antenne berruyère du mouvement, Pauline Guilhamet. Mais la plupart passent vite, en jetant un oeil tout au plus aux photos d’abattoirs, une "indifférence" qui déplaît à Alain Houradou

On dirait que ça leur fait peur de voir ces images. Il y en a qui aiment les chevaux, jamais ils ne mangeraient du cheval. Il y en a qui aiment les chiens, jamais ils ne mangeraient du chien. S’ils éprouvaient des sentiments envers sur les animaux qui vont dans les abattoirs, ils n’en mangeraient jamais. - Alain Houradou, militant de l’association L214 à Bourges

Le nombre de végétariens a atteint 3 % de la population française en janvier 2016, selon un sondage de TerraEco. Le sujet fait souvent la une des journaux, notamment lors des publications de nouvelles vidéos par L214. Le travail de sensibilisation est fait, mais arrêter de manger de la viande est compliqué voire inenvisageable pour certaines personnes.

C’est quelque chose de primitif. Je sais ce qu’il se passe, je suis pour que les choses changent pour les animaux, mais je ne peux pas me manifester, moi, en ne mangeant pas de viande. - Mickaël, un flâneur à Bourges

Choix de la station

À venir dansDanssecondess