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Société

Bourges : l'état annonce des crédits supplémentaires pour le département du Cher

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Par , France Bleu Berry

C'était jeudi, la journée internationale du refus de la misère. Le gouvernement travaille à remodeler en profondeur, ce sera pour 2020, le maquis des aides sociales en France, avec la création d'un revenu universel d'activité. Une seule allocation...et la création d'un service public de l'insertion.

Jean-Yves Douchez, haut-commissaire à la lutte contre la pauvreté en visite au foyer St-François de Bourges.
Jean-Yves Douchez, haut-commissaire à la lutte contre la pauvreté en visite au foyer St-François de Bourges. © Radio France - Michel Benoit

Bourges, France

13 hauts commissaires à la lutte contre la pauvreté ont été nommés. Un par région. En Centre Val de Loire, c'est Jean Yves Douchez. Il a pris ses fonctions début septembre et a passé la journée de jeudi à Bourges, à visiter les structures d'aide sociale.  Parmi les priorités de l'état : l'insertion des jeunes en rupture, notamment les jeunes bénéficiant de l'aide sociale à l'enfance. Trop arrivent à 18 ans, sans solution : " L'enjeu, c'est que quand un jeune de l'aide sociale à l'enfance arrive à sa majorité, il ne prenne pas un sac à dos pour partir, couper les ponts comme cela arrive trop souvent, explique Jean-Yves Douchez, haut-commissaire à la lutte contre la pauvreté en région Centre Val de Loire. Sa première décision ne doit pas être de se retrouver à la rue. On doit donc progresser dans leur accompagnement pour ne pas en arriver là."

Cent-quarante jeunes mineurs isolés sont pris en charge dans le Cher - Radio France
Cent-quarante jeunes mineurs isolés sont pris en charge dans le Cher © Radio France - Michel Benoit

La prise en charge des mineurs non accompagnés pose souci. Ces jeunes migrants sont confiés aux départements, à l'aide sociale à l'enfance (ASE). Leur nombre explose et cela coûte de plus en plus cher aux départements. Dans le Cher, l'aide sociale à l'enfance prend en charge 140 mineurs non accompagnés : c'est quasiment deux fois plus qu'il y a deux ans. La plupart viennent d'Afrique noire. Quarante sont logés à l'hôtel, faute de place. Un coût toujours plus élevé pour le département. Le haut commissaire à la lutte contre la pauvreté annonce des crédits supplémentaires de l'état : " C'est plus de 460.000 euros qui ont été fléchés sur la lutte contre les sorties sèches de l'ASE, indique Jean-Yves Douchez. Cet argent ira aussi l'accueil inconditionnel de proximité et la mobilisation en faveur du retour à l'emploi des allocataires du rsa." Pas sûr que le compte y soit... dans le Cher, ces jeunes migrants sont orientés vers des formations professionnelles avec de très bons résultats, insiste Jérémy Lahierle, conseiller en insertion professionnelle au foyer St-François : " On les amène vers une qualification, notamment un CAP. Il y a un apprentissage de la langue qui est fait. Ils font preuve d'une volonté vraiment remarquable." 

L'association St-Francois et Tivoli Initiatives prennent en charge les jeunes mineurs non accompagnés dont le nombre explose dans le Cher, comme ailleurs. - Radio France
L'association St-Francois et Tivoli Initiatives prennent en charge les jeunes mineurs non accompagnés dont le nombre explose dans le Cher, comme ailleurs. © Radio France - Michel Benoit

Beaucoup trouvent du travail dans le bâtiment ou en cuisine, des métiers en tension. Reste une grosse difficulté : à 18 ans, ils ne peuvent plus être pris en charge par l'ASE, l'aide sociale à l'enfance. La majorité est un couperet. Jean-Yves Douchez en a conscience : " La grande concertation qui est ouverte aujourd'hui sur le revenu universel d'activité, elle doit poser cette question : aujourd'hui, le rsa, il ne concerne pas les jeunes de moins de 25 ans sauf si ils sont parent isolés, par exemple. Que faudrait-il mettre en place pour ces jeunes ? " Des questions que le parlement tranchera l'année prochaine par une nouvelle loi. Pour que ce pognon de dingue soit mieux dépensé.

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